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    <title><![CDATA[Commentaires du blog: AFFUTS]]></title>
    <link>http://affuts.over-blog.com/</link>
    <description>Les 25 derniers commentaires publiés sur le blog &quot;AFFUTS&quot;</description>

        <language>fr</language>
    
    
    <pubDate>Sat, 07 Mar 2009 16:51:32 +0100</pubDate>    <lastBuildDate>Sat, 07 Mar 2009 16:51:32 +0100</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2012 affuts.over-blog.com</copyright>            <category>Actualité</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de DROUARD Hervé]]></title>
        <link>http://affuts.over-blog.com/article-7314743-6.html#comment28759277</link>        <description><![CDATA[la derni&egrave;re journ&eacute;e de valorisation a trait&eacute; des "&eacute;crits professionnels' &agrave; partir d'une situation de TISF. ON PEUT LA RETROUVER DANS LE TROPHEE 30 &agrave; paraitre en juillet 2008]]></description>
        <pubDate>Tue, 24 Jun 2008 11:51:42 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">f51cb036b0f1a6a9de3c1aae13915cd0</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de DROUARD Hervé]]></title>
        <link>http://affuts.over-blog.com/article-7314743-6.html#comment27737125</link>        <description><![CDATA[<h3><span style="font-size: 16pt; line-height: 150%;"><span>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span><o:p></o:p></span></h3>
<h3 style="margin-left: 106.2pt;"><span style="font-size: 16pt; line-height: 150%;">Le travail &eacute;ducatif au risque de la sexuation <o:p></o:p></span></h3>
<p class="MsoBodyTextIndent" style="text-indent: 0cm; line-height: 150%;"><b><o:p>&nbsp;</o:p></b></p>
<p class="MsoBodyTextIndent" style="text-indent: 0cm; line-height: 150%;"><b>Introduction<o:p></o:p></b></p>
<p class="MsoBodyTextIndent" style="line-height: 150%;">Il n'y a pas si longtemps,
les r&eacute;v&eacute;lations de Freud sur la sexualit&eacute; faisaient scandale. Si nous avons,
depuis, fini par admettre que la sexualit&eacute; se manifeste tout au long de la vie
et ce d&egrave;s le plus jeune &acirc;ge, il n'en demeure pas moins qu'elle est, pour
beaucoup encore, un impossible &agrave; reconna&icirc;tre &agrave; l'autre extr&eacute;mit&eacute; de la vie. A
l'oppos&eacute;, aujourd'hui, un sexuel omnipr&eacute;sent se donne &agrave; voir. Une soci&eacute;t&eacute;
pr&ocirc;nant une jouissance sans limites serait-elle sans tabou? Rien n'est moins
s&ucirc;r. Il semble en revanche que la rencontre et l'acceptation de l'autre dans
son alt&eacute;rit&eacute;, soit devenue pour un grand nombre &eacute;minemment probl&eacute;matique.</p>
<p class="MsoBodyTextIndent" style="line-height: 150%;"><o:p>&nbsp;</o:p></p>
<p class="MsoBodyTextIndent" style="line-height: 150%;">Dans le champ social qui
nous int&eacute;resse, les circonstances qui nous am&egrave;nent &agrave; penser les r&eacute;alit&eacute;s
sexu&eacute;es sont g&eacute;n&eacute;ralement des situations m&eacute;diatiques bruyantes, o&ugrave; nous passons
sans transition du tabou aux r&eacute;v&eacute;lations. Hormis ces manifestations
spectaculaires d'un r&eacute;el intrusif qui, dans sa dimension de transgression, ne
demandait qu'&agrave; rester cach&eacute;, le champ &eacute;ducatif semblerait dans l'ensemble
&eacute;pargn&eacute;, silencieux, le sexuel y offrant peu de lisibilit&eacute;. Sauf &agrave; envisager la
sexualit&eacute; plus largement, sous l'angle du rapport masculin-f&eacute;minin dans les
liens professionnels et dans la relation &eacute;duquant-&eacute;duqu&eacute;. Nous pouvons observer
alors comment les diff&eacute;rences sexuelles sont parfois mises en avant, pour
garantir des arrangements organisationnels, rendre acceptables des
fonctionnements et l&eacute;gitimer les discours.</p>
<p class="MsoBodyTextIndent" style="text-indent: 0cm; line-height: 150%;"><o:p>&nbsp;</o:p></p>
<p class="MsoBodyTextIndent" style="line-height: 150%;">Consid&eacute;rant le mot tabou
dans la deuxi&egrave;me signification que lui accordait Freud, d'<em>inqui&eacute;tant</em>, <em>dangereux</em>,
<em>risqu&eacute;,</em> <em>interdit,</em><a name="_ftnref1" href="#_ftn1"><span class="MsoFootnoteReference"><span><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size: 12pt; font-family: Arial;">[1]</span></span><!--[endif]--></span></span></a> associer dans le champ social actuel fonction &eacute;ducative et sexuation serait-il
frapp&eacute; de tabou, hasardeux, ou risqu&eacute;? Il ne nous appartient pas de le dire. Le
sexuel y semble n&eacute;anmoins totalement occult&eacute;. Pour quelles raisons? Sans doute
l'id&eacute;alisation de la fonction &eacute;ducative a-t-elle pour n&eacute;cessit&eacute; de renforcer
cette mise &agrave; l'&eacute;cart du sexuel, qui, dans sa dimension de risque et de danger<span>&nbsp; </span>pourrait venir la contredire? Pourtant, si
nous admettons que sexuation et identit&eacute; sexu&eacute;e sont pr&eacute;sentes dans toute
interaction humaine, il semble aujourd'hui crucial d'ouvrir le d&eacute;bat, pour en
appr&eacute;hender les multiples enjeux dans les pratiques &eacute;ducatives et le
fonctionnement des organismes. Ce qui pourrait bien &eacute;clairer d'un jour nouveau
le r&eacute;sultat de leur activit&eacute;.</p>
<p class="MsoBodyTextIndent" style="line-height: 150%;"><b><o:p>&nbsp;</o:p></b></p>
<p class="MsoBodyTextIndent" style="text-indent: 0cm; line-height: 150%;"><b>Probl&eacute;matique
r&eacute;sum&eacute;e<o:p></o:p></b></p>
<p class="MsoBodyTextIndent" style="line-height: 150%;">Pour illustrer notre
propos, nous reprendrons quelques-uns des principaux r&eacute;sultats d'un travail de
recherche r&eacute;alis&eacute; en 2006-2007, dans le cadre d'un m&eacute;moire et d'une formation
de manager des organismes &agrave; vocation sociale et culturelle au Conservatoire
National des Arts et M&eacute;tiers. Cette recherche porte sur l'analyse d'une
pratique professionnelle, la pr&eacute;vention sp&eacute;cialis&eacute;e, &agrave; l'&eacute;chelle du d&eacute;partement
de Seine-Saint-Denis. Les jeunes filles y repr&eacute;sentent au mieux et en moyenne
un tiers des accompagnements &eacute;ducatifs en pr&eacute;vention sp&eacute;cialis&eacute;e. Comment
comprendre ces &eacute;carts? Leur invisibilit&eacute; dans l'espace public, principalement
invoqu&eacute;e, est-elle seule en cause? L'enjeu n'est pas tant de v&eacute;rifier la
v&eacute;racit&eacute; d'une r&eacute;alit&eacute;, que de proposer, &agrave; travers le prisme des positions
sexu&eacute;es, une analyse des propos discursifs et des repr&eacute;sentations de genre &agrave;
l'&oelig;uvre et en montrer les incidences quotidiennes, du c&ocirc;t&eacute; des publics et des
professionnels.</p>
<p class="MsoBodyTextIndent" style="line-height: 150%;"><o:p>&nbsp;</o:p></p>
<p class="MsoBodyTextIndent" style="line-height: 150%;">Car nos propres
observations issues de la pratique corroborent l'analyse de Michelle Perrot,
pour qui : <em>"parce qu'elles apparaissent moins dans l'espace public,
objet majeur de l'observation et du r&eacute;cit,</em> <em>on parle peu d'elles. (&hellip;)</em> <em>Le manque d'informations concr&egrave;tes et circonstanci&eacute;es contraste avec
l'abondance des discours et la prolif&eacute;ration des images. Les femmes sont
imagin&eacute;es beaucoup plus que d&eacute;crites ou racont&eacute;es, et faire leur histoire,
c'est d'abord, in&eacute;vitablement, se heurter &agrave; ce bloc de repr&eacute;sentations qui les
recouvrent et qu'il faut n&eacute;cessairement analyser</em>" (1998, p.3). La
d&eacute;construction des discours &agrave; partir de l'histoire, des textes et des
pratiques, met au devant de la sc&egrave;ne les st&eacute;r&eacute;otypes de genre, leur poids et
leur reproduction. Appara&icirc;t alors l'effort r&eacute;alis&eacute; pour faire taire les
r&eacute;alit&eacute;s sexu&eacute;es, leur existence et leurs effets.</p>
<p class="MsoBodyTextIndent" style="line-height: 150%;"><o:p>&nbsp;</o:p></p>
<p class="MsoBodyTextIndent" style="line-height: 150%;">Adoss&eacute;e &agrave; une &eacute;tude
statistique pr&eacute;alable, l'enqu&ecirc;te sociologique a permis de d&eacute;couvrir comment
l'identit&eacute; sexu&eacute;e des professionnels ne pouvait &ecirc;tre dissoci&eacute;e de l'approche
des diff&eacute;rents publics et &ecirc;tre &eacute;cart&eacute;e de la mise en &oelig;uvre des projets et de
l'organisation des services. Il ne s'agissait surtout pas de faire des publics
f&eacute;minins une entit&eacute; cat&eacute;gorielle &agrave; part, bien au contraire. Car leurs
difficult&eacute;s ne peuvent &ecirc;tre appr&eacute;hend&eacute;es de mani&egrave;re lin&eacute;aire, ind&eacute;pendamment de
celles des gar&ccedil;ons et de l'organisation sociale de quartiers, dont on sait par
ailleurs &agrave; quel point l'usage de l'espace public peut &ecirc;tre lui-m&ecirc;me <em>privatis&eacute;</em>,
codifi&eacute; et sexu&eacute;. (Horia Kebabza, Daniel Welzer-Lang, 2003, pp 84-85) Nous
avons seulement cherch&eacute; &agrave; questionner les repr&eacute;sentations &agrave; l'&oelig;uvre, &agrave; partir
des discours d'une profession, qui, historiquement ne concernait pas les filles
mais seulement les gar&ccedil;ons, les blousons noirs.</p>
<p class="MsoBodyTextIndent" style="line-height: 150%;">L'analyse des interviews a
mis en &eacute;vidence certains facteurs, peu pens&eacute;s, peu travaill&eacute;s et surtout peu
parl&eacute;s collectivement, qui questionnent l'expression <em>vivre ensemble et
s&eacute;par&eacute;s</em> (Erving Goffman, 2002, p.36), appliqu&eacute;e ici aux fonctionnements de
travail observ&eacute;s. Du coup la mixit&eacute; des &eacute;quipes, habituellement recherch&eacute;e
comme facteur d'&eacute;quilibre des rapports professionnels et susceptible d'offrir
aux publics une pluralit&eacute; de choix relationnels, se trouve questionn&eacute;e.
Suffit-il de d&eacute;cr&eacute;ter la mixit&eacute; pour qu'elle ait lieu? Suffit-il qu'une &eacute;quipe
soit mixte pour entra&icirc;ner une &eacute;galisation des r&ocirc;les sexu&eacute;s?</p>
<p class="MsoBodyTextIndent" style="text-indent: 0cm; line-height: 150%;"><o:p>&nbsp;</o:p></p>
<p class="MsoBodyTextIndent" style="text-indent: 0cm; line-height: 150%;"><b>Sur le
plan m&eacute;thodologique</b></p>
<p class="MsoBodyTextIndent" style="line-height: 150%;">La recherche s'est d&eacute;roul&eacute;e
en deux temps : un temps de recueil de donn&eacute;es &agrave; la fois quantitatives et
qualitatives : statistiques et entretiens, &eacute;chelonn&eacute;s sur plus de six mois en
2006. Six entretiens exploratoires ont &eacute;t&eacute; men&eacute;s dans l'esprit de la d&eacute;marche
compr&eacute;hensive de Jean-Claude Kaufmann (1996), dont un avec une &eacute;quipe
&eacute;ducative. Puis, dans le m&ecirc;me esprit, onze entretiens d'enqu&ecirc;te courant 2007,
aupr&egrave;s de professionnels r&eacute;partis dans deux &eacute;quipes &eacute;ducatives sur deux autres
sites. Nous avons ainsi rencontr&eacute; au total dix-neuf personnes exer&ccedil;ant dans
trois associations diff&eacute;rentes, sur quatre des vingt-quatre villes o&ugrave; la
pr&eacute;vention sp&eacute;cialis&eacute;e intervenait au moment de l'enqu&ecirc;te. Quinze d'entre elles
travaillent dans le champ professionnel &eacute;tudi&eacute; et parmi elles, neuf hommes
(&eacute;ducateurs, directeur, chefs de service &eacute;ducatif, stagiaire) et six
&eacute;ducatrices.</p>
<p class="MsoBodyTextIndent" style="text-indent: 0cm; line-height: 150%;"><o:p>&nbsp;</o:p></p>
<p class="MsoBodyTextIndent" style="text-indent: 0cm; line-height: 150%;"><b>Rappel
succinct de ce qu'est la pr&eacute;vention sp&eacute;cialis&eacute;e</b></p>
<p class="MsoBodyTextIndent" style="line-height: 150%;">Dans les ann&eacute;es cinquante,
la pr&eacute;vention sp&eacute;cialis&eacute;e est une d&eacute;marche &eacute;ducative b&eacute;n&eacute;vole, issue du
militantisme et des mouvements d'&eacute;ducation populaire d'apr&egrave;s-guerre.
Officialis&eacute;e une vingtaine d'ann&eacute;es plus tard par l'arr&ecirc;t&eacute; du 4 juillet 1972,
elle est transf&eacute;r&eacute;e en 1986, au titre de la d&eacute;centralisation, sous l'autorit&eacute;
des D&eacute;partements. Ses missions, aujourd'hui rattach&eacute;es &agrave; celles de l'Aide
Sociale &agrave; l'Enfance et aux articles 40 et 45 du Code de la Famille et de
l'Action Sociale, rel&egrave;vent de la Protection de l'Enfance. Son originalit&eacute; tient
&agrave; la souplesse de ses modes d'intervention, fond&eacute;s sur l'absence de mandat
administratif ou judiciaire et la libre adh&eacute;sion des jeunes, modes op&eacute;ratoires
diversifi&eacute;s d'un territoire d'intervention &agrave; l'autre. Ils ont en commun de
s'adapter &agrave; chaque configuration particuli&egrave;re, pour nouer, &agrave; partir du travail
de rue et de la d&eacute;marche d'<em>aller vers</em> des jeunes et groupes de jeunes,
des relations collectives et individuelles. Les supports &agrave; la relation peuvent
ensuite &ecirc;tre tr&egrave;s vari&eacute;s. Actuellement, la pr&eacute;vention sp&eacute;cialis&eacute;e se trouve
confront&eacute;e &agrave; de nouveaux enjeux territoriaux et politiques.</p>
<p class="MsoBodyTextIndent" style="text-indent: 0cm; line-height: 150%;"><o:p>&nbsp;</o:p></p>
<p class="MsoBodyTextIndent" style="text-indent: 0cm; line-height: 150%;"><b><o:p>&nbsp;</o:p></b></p>
<p class="MsoBodyTextIndent" style="text-indent: 0cm; line-height: 150%;"><b>Pr&eacute;sentation
synth&eacute;tique de l'&eacute;tude<o:p></o:p></b></p>
<p class="MsoBodyTextIndent" style="line-height: 150%;">L'&eacute;tude quantitative<b> </b>a
essentiellement permis de v&eacute;rifier que, au cours de ces cinq derni&egrave;res ann&eacute;es
et d'une ann&eacute;e &agrave; l'autre, les filles repr&eacute;sentent au mieux et en moyenne un
tiers des accompagnements &eacute;ducatifs en pr&eacute;vention sp&eacute;cialis&eacute;e. Sur la m&ecirc;me p&eacute;riode,
le calcul des &eacute;carts moyens cumul&eacute;s selon les diff&eacute;rentes cat&eacute;gories d'&acirc;ges,
am&egrave;ne &agrave; constater qu'au franchissement de l'enfance, la proportion
d'adolescentes diminue r&eacute;guli&egrave;rement, pour atteindre son seuil le plus bas chez
les 18-21 ans : 45,5% chez les 6-9 ans, 40% chez les 10-11 ans, 37% chez les
12-13 ans, 36% chez les 14-16 ans, 30% chez les 17-18 ans, 22,5 % chez les
19-21 ans. Puis une hausse sensible, 26%, apr&egrave;s 22 ans. Au-del&agrave; des
interpr&eacute;tations possibles, ces chiffres reposent la question : qu'est-ce qui
rend l'approche des adolescentes dans le travail de rue et l'instauration d'une
relation &eacute;ducative difficiles? Les processus li&eacute;s aux manifestations de la
sexualit&eacute; adolescente entrent-ils en ligne de compte? A l'issue d'une
exploration quantitative comparative &eacute;largie hors du champ de la pr&eacute;vention
sp&eacute;cialis&eacute;e aux services de l'ASE et de la PJJ, seule une enqu&ecirc;te sociologique
de terrain semblait en mesure d'apporter des &eacute;l&eacute;ments de r&eacute;ponse &agrave; la question
de d&eacute;part. <b><o:p></o:p></b></p>
<p class="MsoBodyTextIndent" style="line-height: 150%;"><b><o:p>&nbsp;</o:p></b></p>
<p class="MsoBodyTextIndent" style="text-indent: 0cm; line-height: 150%;"><b>R&eacute;sultats
g&eacute;n&eacute;raux <o:p></o:p></b></p>
<p class="MsoBodyTextIndent" style="line-height: 150%;">Ainsi avons- nous pu situer
le moment r&eacute;cent, 2006, o&ugrave;, officiellement reconnu comme une donn&eacute;e importante,
le genre a &eacute;t&eacute; syst&eacute;matiquement comptabilis&eacute; en pr&eacute;vention sp&eacute;cialis&eacute;e en
Seine-Saint-Denis, &agrave; la demande du D&eacute;partement. L'opacit&eacute; des statistiques &eacute;tudi&eacute;es,
si longtemps asexu&eacute;es sous le vocable <em>jeune</em>, est r&eacute;v&eacute;latrice de
l'invisibilit&eacute; des publics f&eacute;minins, moins dans l'espace public que dans
l'histoire et dans le quotidien d'une pratique. <b><o:p></o:p></b></p>
<p class="MsoBodyText" style="text-indent: 35.4pt; line-height: 150%;"><span style="font-family: Arial; font-weight: normal;">La structuration du travail d&eacute;pend
de la stabilit&eacute; des &eacute;quipes. D'autant plus que celles-ci sont de taille
restreinte et que l'id&eacute;al de mixit&eacute; y est mobilis&eacute;. Les difficult&eacute;s
structurelles associatives sont incontestablement un des &eacute;l&eacute;ments explicatifs
des disparit&eacute;s relev&eacute;es dans les accompagnements des publics, mais pas le seul,
puisque les accompagnements des gar&ccedil;ons se poursuivent, quelles que soient les
difficult&eacute;s. Un turn-over r&eacute;p&eacute;t&eacute; dans une &eacute;quipe, difficile &agrave; vivre, suscite
des craintes d'&eacute;chec et des attentes de genre id&eacute;alis&eacute;es de plus en plus
difficiles &agrave; satisfaire.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoBodyText" style="text-indent: 35.4pt; line-height: 150%;"><span style="font-family: Arial; font-weight: normal;">La cat&eacute;gorie de genre est loin
d'&ecirc;tre une donn&eacute;e prise en compte. Les textes historiques et ceux faisant
figure de r&eacute;f&eacute;rence sur la pr&eacute;vention sp&eacute;cialis&eacute;e quant &agrave; eux orientent,
fondent et l&eacute;gitiment l'action. Relatifs &agrave; une profession dont les missions se
rapportent &agrave; la protection de l'Enfance, ces derniers ne mentionnent pas la
pluralit&eacute; des difficult&eacute;s relevant de cette protection. Nulle mention du mot
filles ou probl&eacute;matiques f&eacute;minines. Non nomm&eacute;es, elles n'existent pas
officiellement dans "l'&eacute;tat des lieux de la pr&eacute;vention", dans
"ses enjeux actuels" et dans ses "strat&eacute;gies".<a name="_ftnref2" href="#_ftn2"><span class="MsoFootnoteReference"><span><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size: 12pt; font-family: Arial;">[2]</span></span><!--[endif]--></span></span></a> Comment cet "oubli" pourrait-il ne pas contribuer au maintien, voire
au renforcement des repr&eacute;sentations professionnelles et au retard de leur
&eacute;volution et &ecirc;tre sans effet sur une meilleure prise en compte des publics
f&eacute;minins?<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoBodyText" style="text-indent: 35.4pt; line-height: 150%;"><span style="font-family: Arial; font-weight: normal;">Les difficult&eacute;s institutionnelles,
h&eacute;rit&eacute;es parfois du pass&eacute;, ne peuvent &ecirc;tre davantage &eacute;cart&eacute;es. Elles mobilisent
prioritairement l'encadrement aupr&egrave;s d'&eacute;quipes nouvelles et souvent peu
form&eacute;es, afin de relever certains d&eacute;fis &agrave; l'&eacute;gard de partenaires ou d'&eacute;lus, au
d&eacute;triment d'une r&eacute;flexion approfondie sur les publics, et en particulier les
jeunes filles, moins nombreuses, plus silencieuses, moins demandeuses, et moins
accessibles. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoBodyText" style="text-indent: 35.4pt; line-height: 150%;"><span style="font-family: Arial; font-weight: normal;">L'analyse de contenu des
interviews indique que la question des publics est rarement r&eacute;f&eacute;r&eacute;e &agrave; un projet
&eacute;ducatif global et marque des projets &eacute;manant d'initiatives individuelles fort
riches, mais peu &eacute;labor&eacute;es collectivement. Ce qui pose de mani&egrave;re cruciale la
question du cadre, de l'accompagnement et de la formation professionnelle, de
la d&eacute;finition des missions, de l'organisation des &eacute;changes et des prises de
d&eacute;cisions. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoBodyText" style="line-height: 150%;"><span style="font-family: Arial; font-weight: normal;"><o:p>&nbsp;</o:p></span></p>
<p class="MsoBodyText" style="line-height: 150%;"><span style="font-family: Arial;">La
sexuation du c&ocirc;t&eacute; des publics<a name="_ftnref3" href="#_ftn3"><span class="MsoFootnoteReference"><span><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoFootnoteReference"><b><span style="font-size: 12pt; font-family: Arial;">[3]</span></b></span><!--[endif]--></span></span></a></span><span style="font-family: Arial; font-weight: normal;">. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoBodyText" style="text-indent: 35.4pt; line-height: 150%;"><span style="font-family: Arial; font-weight: normal;">Nos propres r&eacute;sultats recoupent
ceux de l'&eacute;tude r&eacute;alis&eacute;e par Monique Leroux en 2005. La disparit&eacute; des
accompagnements &eacute;ducatifs entre filles et gar&ccedil;ons ne s'argumenter &agrave; partir de
la seule invisibilit&eacute; des jeunes filles dans l'espace public. Elles y sont
pr&eacute;sentes, actives mais mobiles.<em> "Elles ne stationnent pas"</em> ,
"<em>on les</em> <em>voit rarement stationner",</em> disent la plupart
des professionnels. De ce fait elles sont moins facilement accessibles : <em>"On
les touche difficilement". </em>Elles empruntent des trajectoires
fonctionnelles,<em> </em>ayant une utilit&eacute; sociale, &agrave; certaines heures autoris&eacute;es.
Leurs d&eacute;placements et la dimension restreinte de leurs groupes, <em>"jamais
plus de</em> <em>deux ou trois,"</em> offrent des repr&eacute;sentations banalis&eacute;es
: <em>"on les voit faire des courses, des petites choses comme &ccedil;a."</em> Elles n'attirent pas le regard.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoBodyText" style="text-indent: 35.4pt; line-height: 150%;"><span style="font-family: Arial; font-weight: normal;">Elles sont n&eacute;anmoins visibles &agrave; la
sortie du coll&egrave;ge ou du lyc&eacute;e, aux arr&ecirc;ts de bus, dans les lieux banalis&eacute;s et
pluriels, march&eacute;s ou zones commer&ccedil;antes, et "dans les murs",
biblioth&egrave;ques, &eacute;tablissements scolaires, etc. Le maintien dans une scolarit&eacute;
plus longue, socialement valoris&eacute;e, vient &eacute;galement faire &eacute;cran &agrave; la perception
de difficult&eacute;s qu'elles rencontrent. "<em>(&hellip;)Elles sont scolaris&eacute;es, &ccedil;a
marche pour elles pratiquement." </em>Elles investissent &eacute;galement des
espaces interm&eacute;diaires "<em>mi-priv&eacute;s, mi-publics"</em>, moins
rep&eacute;rables et accessibles, plus prot&eacute;g&eacute;s. Plus que dans la rue, o&ugrave; les codes
sociaux limitent leur pr&eacute;sence, c'est dans ces lieux qu'elles peuvent &ecirc;tre
rencontr&eacute;es, ce que parviennent &agrave; faire les &eacute;ducatrices anim&eacute;es de cette
volont&eacute;. <em>"On dit : les filles ne sont pas visibles, etc. Alors je dis :
attendez!&hellip;pas visibles?!!!&hellip;Alors peut-&ecirc;tre on va se donner les outils, les
outils pour les rencontrer! (&hellip;)<span>&nbsp; </span>Il faut
s'obliger &agrave; porter le regard." " (&hellip;) encore faut-il vouloir aller les
chercher l&agrave; o&ugrave; elles se trouvent! (&hellip;)" </em></span><span style="font-family: Arial;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoBodyText" style="line-height: 150%;"><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-family: Arial;"><o:p><span style="text-decoration: none;">&nbsp;</span></o:p></span></span></p>
<p class="MsoBodyText" style="text-indent: 35.4pt; line-height: 150%;"><span style="font-family: Arial; font-weight: normal;">Comme le souligne Mich&egrave;le Ferrand,
&ecirc;tre fille ou gar&ccedil;on, en cit&eacute; d'habitat populaire ou dans un quartier
r&eacute;sidentiel bourgeois, en lyc&eacute;e d'enseignement professionnel (LEP) ou dans une
grande &eacute;cole, n'exige pas les m&ecirc;mes conduites, les m&ecirc;mes attitudes, les m&ecirc;mes
d&eacute;fenses, les m&ecirc;mes r&ocirc;les. Les perspectives selon le sexe y restent tr&egrave;s
diff&eacute;rentes, "malgr&eacute; un rapprochement des comportements induits par la
massification de l'&eacute;ducation et par le d&eacute;veloppement de la soci&eacute;t&eacute; de
consommation, filles et gar&ccedil;ons ne sont pas &eacute;lev&eacute;s selon les m&ecirc;mes r&egrave;gles ni
les m&ecirc;mes attentes, dans toutes les classes ou fractions de classe
sociale." (Ferrand, 2004, p.105).</span> <em><span style="font-family: Arial; font-weight: normal;">"Pour beaucoup, d'origine musulmane, euh, &ccedil;a place
forc&eacute;ment la position de la fille, euh, euh, un peu diff&eacute;remment que la
position du gar&ccedil;on."</span></em></p>
<p class="MsoBodyText" style="text-indent: 35.4pt; line-height: 150%;"><span style="font-family: Arial; font-weight: normal;"><o:p>&nbsp;</o:p></span></p>
<p class="MsoBodyText" style="text-indent: 35.4pt; line-height: 150%;"><span style="font-family: Arial; font-weight: normal;">L'enqu&ecirc;te confirme les travaux de
Horia Kebabza et Daniel Welzer-Lang,<a name="_ftnref4" href="#_ftn4"><span class="MsoFootnoteReference"><span><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size: 12pt; font-family: Arial;">[4]</span></span><!--[endif]--></span></span></a>.
Filles et gar&ccedil;ons sont soumis aux m&ecirc;mes injonctions de genre. L'invisibilit&eacute;
des relations amoureuses entre filles et gar&ccedil;ons sur les quartiers o&ugrave; ils
r&eacute;sident, ne signifie pas qu'elles n'existent pas. Simplement elles ne se
voient. Elles s'organisent hors du quartier, o&ugrave; pour les filles elles doivent
rester tues et invisibles aux yeux du voisinage et des grands fr&egrave;res, et pour
les gar&ccedil;ons, de leur groupe de pairs. Une enqu&ecirc;te de l'INED<a name="_ftnref5" href="#_ftn5"><span class="MsoFootnoteReference"><span><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size: 12pt; font-family: Arial;">[5]</span></span><!--[endif]--></span></span></a>, <em>Passage
&agrave; l'&acirc;ge adulte </em>(Michel Bozon, Catherine Villeneuve-Gokalp, 1994), r&eacute;v&egrave;le
plus largement qu'un contr&ocirc;le strict p&egrave;se sur les sorties des filles avant
dix-huit ans, alors que les gar&ccedil;ons b&eacute;n&eacute;ficient d'une libert&eacute; totale ou d'un
contr&ocirc;le souple. Les familles continueraient d'exercer une influence sur la
mani&egrave;re dont les filles vont choisir leurs partenaires, ce qui expliquerait
qu'elles quittent plus t&ocirc;t que les gar&ccedil;ons leurs familles. </span><span style="font-family: Arial; font-weight: normal;" lang="DE">(Michel
Bozon, 1995, p.660). <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoBodyText" style="text-indent: 35.4pt; line-height: 150%;"><span style="font-family: Arial; font-weight: normal;" lang="DE"><o:p>&nbsp;</o:p></span></p>
<p class="MsoBodyText" style="text-indent: 35.4pt; line-height: 150%;"><span style="font-family: Arial; font-weight: normal;">Les difficult&eacute;s des jeunes filles
vivant dans les quartiers, sont &eacute;voqu&eacute;es en termes de <em>"souffrance</em></span><em><span style="font-family: Arial;">"</span></em><span style="font-family: Arial; font-weight: normal;"> et associ&eacute;es au silence auxquelles elles sont assign&eacute;es
(Michelle Perrot, 1998, p.2). Assignation synonyme de violence banalis&eacute;e et
dissimul&eacute;e. <em>"Il y a des filles, dans les quartiers, qui sont en
souffrance, chez eux, dans la maison, &ccedil;a c'est pas visible, (&hellip;) c'est parce
qu'il y a une sorte de s&eacute;questration masqu&eacute;e en fait (&hellip;) ils sont bloqu&eacute;s (&hellip;).
Et cette violence-l&agrave; (&hellip;) je pense qu'il faut il faut la dire (&hellip;)
psychologiquement parlant, quand on n'arrive PAS &agrave; ses objectifs &ccedil;a tue
quelqu'un." </em><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoFooter" style="text-align: justify; line-height: 150%;"><b><span style="font-family: Arial;"><o:p>&nbsp;</o:p></span></b></p>
<p class="MsoFooter" style="text-align: justify; line-height: 150%;"><span>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span><span style="font-family: Arial;">Les
violences sexuelles li&eacute;es aux traditions, restent fortement tabou et difficiles
&agrave; &eacute;valuer. "<em>il y a quand m&ecirc;me des filles assez fortes qui se mettent
contre tout &ccedil;a ! (&hellip;) mais par rapport &agrave; l'excision, (&hellip;) il y a des filles qui
sont pas d'accord (&hellip;) qui vont se bloquer (&hellip;)et puis partir, (&hellip;), il y a pas
que l'excision, il y a beaucoup d'autres choses aussi, (&hellip;)et apr&egrave;s on les voit
plus (&hellip;)."</em> Sur les mariages forc&eacute;s, une prise de conscience a pu se
faire, gr&acirc;ce au travail d'assistantes sociales de coll&egrave;ges, relay&eacute; par le
planning familial et diverses associations. (Mireille Roques, 2002).
D'excellentes &eacute;tudes sur ce sujet mettent en lien leur survivance avec la perp&eacute;tuation
de la famille, des liens avec elle et de son statut (Catherine Quiminal et
alls.,1997). Ce n'est pas un hasard si le D&eacute;partement organise en 2006 une
vaste campagne de sensibilisation, intitul&eacute;e : "Le mariage forc&eacute; est une
violence", dans les villes du d&eacute;partement, avec le concours du planning
familial de Seine-Saint-Denis. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoBodyText" style="text-indent: 35.4pt; line-height: 150%;"><span style="font-family: Arial; font-weight: normal;">En opposition &agrave; l'ensemble des
contraintes &eacute;voqu&eacute;es, les filles sont capables d'extr&eacute;misme. Elles prennent
parfois des risques et compromettent la construction de leur vie sociale et
amoureuse. "<em>Je suis effar&eacute; par leur capacit&eacute; (&hellip;) &agrave; perdre le fil de
leur vie, y compris scolaire. Etonnant ! (&hellip;) quand elles ont une vie amoureuse,
tout d'un coup leurs objectifs personnels sont revus &agrave; la baisse ! Il y a un
d&eacute;chirement. (&hellip;</em>)"<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoBodyText" style="text-indent: 35.4pt; line-height: 150%;"><span style="font-family: Arial; font-weight: normal;">Beaucoup de jeunes filles ont des
enfants t&ocirc;t, vers 17-18 ans. Absorb&eacute;es par l'obligation de se prot&eacute;ger ou de se
d&eacute;fendre, elles sont ont du mal &agrave; se construire. "<em> (&hellip;) Elles ne sont
pas dans la projection."</em><span>&nbsp; </span>"<em>Evidemment
ce qui les pr&eacute;occupe le plus (&hellip;) , c'est le rapport amoureux, (&hellip;) elles sont
plus divis&eacute;es et d&eacute;chir&eacute;es (&hellip;). Au lieu de vivre leurs rapports amoureux comme
quelque chose de plus dans la vie, elles le vivent comme un &eacute;chappatoire et &ccedil;a
change tout! (&hellip;)" </em></span><span style="font-family: Arial;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoBodyText" style="text-indent: 35.4pt; line-height: 150%;"><span style="font-family: Arial; font-weight: normal;"><o:p>&nbsp;</o:p></span></p>
<p class="MsoBodyText" style="text-indent: 35.4pt; line-height: 150%;"><span style="font-family: Arial; font-weight: normal;">Les violences subies recouvrent
des formes multiples. De r&eacute;cents travaux le confirment, comme cette vaste
enqu&ecirc;te sur les comportements sexistes et les violences envers les filles,
r&eacute;alis&eacute;e d'avril &agrave; d&eacute;cembre 2006, qui montre que 23% des jeunes filles
interrog&eacute;es sont victimes de violences en Seine-Saint-Denis<a name="_ftnref6" href="#_ftn6"><span class="MsoFootnoteReference"><span><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size: 12pt; font-family: Arial;">[6]</span></span><!--[endif]--></span></span></a>.
Malheureusement, ces r&eacute;sultats ne peuvent &ecirc;tre compar&eacute;s &agrave; ceux d'enqu&ecirc;tes
analogues sur le plan national. Toutes confondues, ces violences s'exercent en
diff&eacute;rents lieux, tant dans la sph&egrave;re publique que priv&eacute;e. Nous les retrouvons
&agrave; l'&eacute;chelle de notre &eacute;tude. Cependant aucune personne interview&eacute;e ne fait &eacute;tat
de jeunes filles connues ayant subi des viols ou violences en groupe. (Laurent
Muchielli, 2005). Celles qui tentent de s'affranchir s'exposent parfois &agrave; des
coups ou insultes sexistes. <em>"Ce que j'entends en tout cas des plus
grandes, celles qui ont entre 16 et 22-23 ans, ben, les quartiers c'est
difficile pour nous. Ah elles le disent compl&egrave;tement ! (&hellip;)<span>&nbsp; </span>on a une r&eacute;putation, on est des putes, (&hellip;)
enfin voil&agrave;, elles l'expriment." </em></span><span style="font-family: Arial;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoBodyText" style="text-indent: 35.4pt; line-height: 150%;"><span style="font-family: Arial; font-weight: normal;">Les formes de violences r&eacute;elles ou
symboliques, r&eacute;p&eacute;t&eacute;es, exercent une emprise psychologique de m&ecirc;me nature que le
harc&egrave;lement moral. <em>"Les filles nous l'ont racont&eacute;, (&hellip;), comment elles
se font insulter et agresser par les mecs, mais l&agrave;, c'est, &agrave; partir de 18-20 ans
(&hellip;) et une fille qui tra&icirc;ne avec des gar&ccedil;ons (&hellip;), c'est une pute, c'est
beaucoup d'agressions dans les familles, (&hellip;)elles sont oblig&eacute;es de partir du
quartier, (&hellip;) elles disaient : on emmenait des affaires dans le sac pour se
changer ailleurs, pour &ecirc;tre moins habill&eacute;es &agrave; Paris."</em></span><span style="font-family: Arial;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoBodyText" style="line-height: 150%;"><span style="font-family: Arial; font-weight: normal;"><o:p>&nbsp;</o:p></span></p>
<p class="MsoBodyText" style="text-indent: 35.4pt; line-height: 150%;"><span style="font-family: Arial; font-weight: normal;">Inconscientes de l'image qu'elles
renvoient, certaines adolescentes adoptent des attitudes conformistes ou
provocantes, des comportements &agrave; risques "d'exposition de soi".
"Une jeune fille qui ne semble pas avoir d'estime de son corps n'a
peut-&ecirc;tre pas appris &agrave; le prot&eacute;ger." (Katia Rouff,2002) Une jeune
&eacute;ducatrice remarque : "(&hellip;)<em>, elles s'habillent de fa&ccedil;on tr&egrave;s sexy et ne
se rendent pas compte que l'image qu'elles renvoient n'est pas forc&eacute;ment celle
qu'elles pensent, (&hellip;)". </em>On assiste soit &agrave; une masculinisation et une
uniformisation du v&ecirc;tement qui permettent de passer inaper&ccedil;ues, ou &agrave; l'adoption
de tenues inad&eacute;quates aux saisons, qui polarisent le regard. <em>" (&hellip;) il y
a des grands fr&egrave;res qui vont leur interdire de s'habiller de fa&ccedil;on f&eacute;minine,
(&hellip;) et puis il faut pas &ecirc;tre belle quoi, (&hellip;) et on sent que c'est pas d'elles,
(&hellip;)" </em>Reste une strat&eacute;gie : se changer et se maquiller dans les
toilettes du coll&egrave;ge ou du lyc&eacute;e, ou hors du quartier. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoBodyText" style="line-height: 150%;"><span style="font-family: Arial; font-weight: normal;"><o:p>&nbsp;</o:p></span></p>
<p class="MsoBodyText" style="text-indent: 35.4pt; line-height: 150%;"><span style="font-family: Arial; font-weight: normal;">Une autre &eacute;ducatrice &eacute;voque</span><span style="font-family: Arial;"> </span><span style="font-family: Arial; font-weight: normal;">le port du voile, comme traduction d'une difficult&eacute; &agrave; se faire
entendre. "<em>En voilant leur corps,</em> <em>elles exprimaient un malaise.
(&hellip;) je ne remets pas en cause du tout leur foi, mais le fait qu'elles puissent
et qu'elles veuillent l'exprimer, c'est qu'elle n'ont pas &eacute;t&eacute; entendues quelque
part.".</em> Il n'en demeure pas moins que le port du voile a le m&eacute;rite de
rappeler que le facteur religieux p&egrave;se lourd historiquement dans la
construction des genres et que les rapports entre religions, la&iuml;cit&eacute; et rapport
des sexes restent un grand sujet de r&eacute;flexion et de recherche (Michelle Perrot,
1998, p.220). <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoBodyText" style="line-height: 150%;"><span style="font-family: Arial; font-weight: normal;"><o:p>&nbsp;</o:p></span></p>
<p class="MsoBodyText" style="text-indent: 35.4pt; line-height: 150%;"><span style="font-family: Arial; font-weight: normal;">Voir des adolescentes devenir
violentes et adopter un langage vulgaire et agressif sur le registre sexuel,
est r&eacute;cent pour la moiti&eacute; des personnes interview&eacute;es. Quatre r&eacute;cits illustrent
des situations alarmantes d'agressions sexuelles collectives et aggrav&eacute;es de
tr&egrave;s jeunes adolescentes entre elles, au sein ou &agrave; la sortie du coll&egrave;ge. Pour
isol&eacute;s et exceptionnels qu'ils puissent &ecirc;tre, ces faits spectaculaires sont
per&ccedil;us comme des imitations des comportements masculins de domination.
L'exp&eacute;rience d'un ex-m&eacute;diateur de nuit rend &eacute;galement compte d'adolescentes de
17-18 ans, <em>"en qu&ecirc;te de reconnaissance et d'identit&eacute;, qui, la
nuit,<span>&nbsp; </span>tra&icirc;nent avec des gar&ccedil;ons."</em>.
Capables des m&ecirc;mes actes, voire "<em>de les surpasser" </em>ou de<em> "les entra&icirc;ner", </em>dans des logiques de comp&eacute;tition et d'exploit
devant t&eacute;moins, " le profit est l'octroi d'un prestige personnel".
(St&eacute;phanie Rubi, 2005, p.14). <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoBodyText" style="text-indent: 35.4pt; line-height: 150%;"><span style="font-family: Arial; font-weight: normal;"><o:p>&nbsp;</o:p></span></p>
<p class="MsoBodyText" style="text-indent: 35.4pt; line-height: 150%;"><span style="font-family: Arial; font-weight: normal;">En opposition radicale avec le
comportement de genre que l'on attend d'elles, ces manifestations de violences
verbales ou physiques sur le registre sexuel questionnent autant les modes de
socialisation que les r&ocirc;les adopt&eacute;s. Le territoire op&egrave;re-t-il une empreinte sur
les individus ? Les th&egrave;ses de St&eacute;phanie Rubi tendent &agrave; d&eacute;montrer que certaines
jeunes filles, en s'appropriant et en reproduisant les m&eacute;canismes d'oppression
et de domination qu'elles ont subis et incorpor&eacute;s, les reproduisent &agrave; leur tour
(Rubi, 2005, p.190). Elles</span><span style="font-family: Arial;"> </span><span style="font-family: Arial; font-weight: normal;">passent ainsi du c&ocirc;t&eacute; des forts.
La construction sociale et identitaire de certaines d&rsquo;entre elles
s&rsquo;expliquerait par une "surint&eacute;gration" (Fran&ccedil;ois Dubet et Didier
Lapeyronnie, 1992), des mod&egrave;les de domination de genre, oppressions et rapports
de force, qui les fait devenir, &agrave; leur tour, agents du m&eacute;canisme de la loi du
plus fort. (Rubi, 2005, p.188-189).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoBodyText" style="line-height: 150%;"><span style="font-family: Arial;"><o:p>&nbsp;</o:p></span></p>
<p class="MsoBodyText" style="text-indent: 35.4pt; line-height: 150%;"><span style="font-family: Arial; font-weight: normal;">A l'oppos&eacute;, l'int&eacute;gration des
normes et l'incorporation des r&ocirc;les sociaux attendus &agrave; force de pressions,
repr&eacute;sente une autre forme de violence, symbolique cette fois. Bourdieu la
d&eacute;crit comme "la violence qui s'institue par l'interm&eacute;diaire de l'adh&eacute;sion
que le domin&eacute; ne peut pas ne pas accorder au dominant lorsqu'il ne dispose,
pour le penser et pour se penser ou mieux, pour penser sa relation avec lui,
que d'instruments de connaissance qu'il a en commun avec lui et qui, n'&eacute;tant
que la forme incorpor&eacute;e de la relation de domination, font appara&icirc;tre cette
relation comme naturelle."<em> (</em>Bourdieu, 1998, p.55).<em> </em>Deux
&eacute;ducateurs expliquent combien il est d&eacute;sesp&eacute;rant de voir des jeunes filles
finir par int&eacute;grer les r&ocirc;les assign&eacute;s. <em>"C'est tellement ancr&eacute; que c'est
difficile &agrave; faire partir"<span>&nbsp; </span></em>Apr&egrave;s
s'&ecirc;tre battues, elles renoncent aux objectifs qu'elles s'&eacute;taient fix&eacute;s et
deviennent aussi virulentes &agrave; relayer l'ordre &eacute;tabli que les gar&ccedil;ons. Un
&eacute;ducateur relate un d&eacute;bat organis&eacute; par l'&eacute;quipe &agrave; l'occasion de la Journ&eacute;e des
femmes. Un participant au d&eacute;bat plaide en faveur de plus de libert&eacute; des femmes.
Six jeunes filles d'origine maghr&eacute;bine s'opposent &agrave; lui avec v&eacute;h&eacute;mence. "<em>C'&eacute;tait
: les femmes qui sont trop libres, ce n'est pas normal, elles doivent ob&eacute;ir, &ccedil;a
doit suivre !" </em>Elles pr&ocirc;nent l'&eacute;galit&eacute; sur le plan professionnel. <em>"Gagner
autant que l'homme,</em> <em>ah &ccedil;a elles y tiennent mordicus !". </em>Mais<em> </em>concernant l'&eacute;ducation des enfants et les t&acirc;ches domestiques rien ne doit
changer, elles perdraient du pouvoir. Ce savoir leur appartient. Quant &agrave; la
sexualit&eacute;. <em>" (&hellip;) sur la sexualit&eacute; : est-ce qu'elle a le droit ? Non,
non, c'est pas possible ! Elle doit utiliser son corps comme elle veut, mais
elle ne</em></span><span style="font-family: Arial;"> </span><em><span style="font-family: Arial; font-weight: normal;">peut pas avoir un copain, laisser
celui-l&agrave;, prendre un autre, non, non, c'est pas possible !!! Moi ma fille je
vais pas l'&eacute;duquer comme &ccedil;a (&hellip;) "</span></em><span style="font-family: Arial; font-weight: normal;"> <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoBodyText" style="line-height: 150%;"><span style="font-family: Arial; font-weight: normal;"><span>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span></span><span style="font-family: Arial;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoBodyText" style="text-indent: 35.4pt; line-height: 150%;"><span style="font-family: Arial; font-weight: normal;">Cherchant &agrave; identifier les effets
de la sexuation dans les disparit&eacute;s d'accompagnements &eacute;ducatifs entre
filles-gar&ccedil;ons, nous avons effectivement d&eacute;couvert que , du c&ocirc;t&eacute; des
professionnels de multiples facteurs entrent en ligne de compte.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoBodyText" style="line-height: 150%;"><span style="font-family: Arial;"><o:p>&nbsp;</o:p></span></p>
<p class="MsoBodyText" style="line-height: 150%;"><span style="font-family: Arial;">Le
poids des repr&eacute;sentations<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoBodyText" style="text-indent: 35.4pt; line-height: 150%;"><span style="font-family: Arial; font-weight: normal;">L'enqu&ecirc;te atteste de l'existence
de multiples repr&eacute;sentations sur les publics. Non g&eacute;n&eacute;ralisables, venant
d'hommes ou de femmes, elles sont<span>&nbsp; </span>souvent d&eacute;pr&eacute;ciatives et st&eacute;r&eacute;otyp&eacute;es concernant les publics f&eacute;minins.
Ces st&eacute;r&eacute;otypes opposent de fortes r&eacute;sistances. Des rapports de genre se
construisent entre eux et leurs publics de mani&egrave;re &agrave; &eacute;luder des r&eacute;alit&eacute;s
sexu&eacute;es pourtant en pleine expression chez les adolescent(e)s. Ces blocs de
repr&eacute;sentations li&eacute;s chez les hommes &agrave; la peur de la sexualit&eacute; et de la
s&eacute;duction, se renforcent &agrave; l'&eacute;gard des filles de craintes associ&eacute;es :
affabulation, manipulation et mensonge. Les jeunes filles inspirent la m&eacute;fiance
et le soup&ccedil;on &agrave; des hommes qui redoutent par dessus tout d'&ecirc;tre manipul&eacute;s. Mais
ce ne sont pas tant les situations de s&eacute;duction d&eacute;crites qui sont difficiles &agrave;
g&eacute;rer et qui imposent "<em>un cadre strict"</em>, que la crainte
sous-jacente de ne pas se contr&ocirc;ler et de voir la situation professionnelle
basculer. Ces repr&eacute;sentations, pour infond&eacute;es, n'en sont pas moins r&eacute;elles.
Tabou, mieux vaut &eacute;viter de prendre des risques, mieux vaut "<em>passer le
relais"</em> ou laisser ce travail aux &eacute;ducatrices. </span><em><span style="font-family: Arial;">"</span></em><em><span style="font-family: Arial; font-weight: normal;">C'est vrai qu'il y a plein de choses qui peuvent freiner,
voil&agrave;, des vieux d&eacute;mons, des trucs comme &ccedil;a (&hellip;) moi je sais que j'ai eu un
accompagnement d'une jeune maman, qui a commenc&eacute; &agrave; faire des allusions, du
rentre-dedans, deux ou trois fois, c'est vrai qu'apr&egrave;s j'ai dit &agrave; Paule, je ne
l'accompagne plus, voil&agrave;.(&hellip;) je n'y vais plus!&hellip; Non! Je pr&eacute;f&egrave;re te passer le
relais"</span></em><span style="font-family: Arial; font-weight: normal;"><span>&nbsp; </span>Alors que la coll&egrave;gue &eacute;ducatrice pense que la
situation exige juste un peu d'humour, un des &eacute;ducateurs rench&eacute;rit : <em>"Un
CV, un entretien attend! &hellip;apr&egrave;s c'&eacute;tait limite : ah vous &ecirc;tes mignons tous les
deux! Attends, apr&egrave;s on &eacute;tait mal &agrave; l'aise tous les deux!"</em> En accord,
ils expriment la crainte d'&ecirc;tre d&eacute;bord&eacute;s.<span>&nbsp; </span><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoBodyText" style="text-indent: 35.4pt; line-height: 150%;"><span style="font-family: Arial; font-weight: normal;">L'analyse crois&eacute;e des entretiens
r&eacute;v&egrave;le un &eacute;tonnant contraste entre le peu d'actions &eacute;ducatives engag&eacute;es avec
les filles et les abondantes descriptions &agrave; leur sujet. (Michelle Perrot, 1998,
p.3). La subjectivit&eacute; d'appr&eacute;ciation des diff&eacute;rences entre filles et gar&ccedil;ons
est en cela fort int&eacute;ressante. Emanant de l'encadrement, charg&eacute; d'impulser une
dynamique et garant des orientations, elle joue un r&ocirc;le de premier plan et
participe, indirectement et &agrave; l'insu de chacun, au frein ou au d&eacute;ploiement de
la r&eacute;flexion, ainsi qu'au choix des orientations &eacute;ducatives. Relater les
discours permet de l'illustrer. Un chef de service dresse un r&eacute;pertoire des
probl&eacute;matiques en les classant</span> <em><span style="font-family: Arial; font-weight: normal;"><span>&nbsp;</span>: "Oui, les
filles, on peut les classer par cat&eacute;gories. (&hellip;) on a des jeunes filles qui ont
probl&egrave;mes psychologiques, (&hellip;). Apr&egrave;s on a un autre groupe de filles, qu'on
arrive &agrave; toucher encore plus nous, en tant que pr&eacute;vention sp&eacute;cialis&eacute;e, ce sont
des jeunes filles qui ont des probl&egrave;mes avec leurs familles. (&hellip;). Apr&egrave;s t'as un
autre groupe de jeunes filles qui ont des probl&egrave;mes culturels, (&hellip;) on les voit
quasiment pas. Leur religion, leurs parents, clivage avec ce qu'elles ont envie
de vivre, voil&agrave;. On va parler de tout ce qui est culture africaine, l'excision,
le mariage forc&eacute;, tout &ccedil;a (&hellip;). Apr&egrave;s, on a un troisi&egrave;me groupe de filles, ce
sont les jeunes filles libertines un petit peu, qui vont aller faire des
b&ecirc;tises &agrave; droite &agrave; gauche, dans l'exc&egrave;s</span></em><span style="font-family: Arial; font-weight: normal;"> <em>et puis tout &ccedil;a. Tu as toutes les cultures, l&agrave; il
y a exc&egrave;s. C'est l'image de la fille am&eacute;ricaine, en crise, adolescente et tout
(&hellip;)."</em></span><em><span style="font-family: Arial;"> </span></em><span style="font-family: Arial; font-weight: normal;">Cette pr&eacute;sentation, associant les
probl&eacute;matiques aux personnes, livre des repr&eacute;sentations. Plus que de cat&eacute;gories
de filles, il s'agit bien de cat&eacute;gories de difficult&eacute;s. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 35.4pt; line-height: 150%;"><span style="font-family: Arial;">Selon lui, gar&ccedil;ons et filles repr&eacute;sentent
"<em>deux mondes oppos&eacute;s"</em> qui ne peuvent &ecirc;tre abord&eacute;s de la m&ecirc;me
mani&egrave;re. Les gar&ccedil;ons sont plus faciles &agrave; comprendre et &agrave; g&eacute;rer. <em>" (&hellip;). </em><em>Les filles</em>, <em>elles ont des fa&ccedil;ons de
penser que les gar&ccedil;ons n'ont pas. (&hellip;) Les filles, c'est pas pareil. (&hellip;)</em> <em>Avec
elles, il faut poser le cadre le plus strict qui soit, parler le plus
clairement possible."</em> Evoquant l'accompagnement d'une jeune fille dans
le pass&eacute; : "<em>j'&eacute;tais pas son copain, j'&eacute;tais pas son ami, tout &ccedil;a il
faut expliquer. Avec un gar&ccedil;on tu peux fonctionner sur le non-dit, t'es pas
oblig&eacute; de dire je suis pas ton pote. (&hellip;) Tandis qu'avec les filles, il faut le
leur dire. Il faut que le cadre soit mis, avant m&ecirc;me d'&eacute;tablir la
relation."</em> (&hellip;) <em>parce que</em> <em>l'ambig&uuml;it&eacute; existe. Elles vont en
jouer, si tu imposes pas un cadre (&hellip;) elles vont croire que c'est de la
s&eacute;duction, (&hellip;) tu vois c'est malsain.(&hellip;) toujours dire o&ugrave; on en est et
qu'est-ce qu'on fait et pourquoi tu le fais.(&hellip;) m&ecirc;me si tu la d&eacute;fends dans la
rue (&hellip;), je ne suis pas l&agrave; pour te d&eacute;fendre parce que tu as de beaux yeux. (&hellip;);
si c'est pas dit, elle va croire (&hellip;) que c'est parce que tu as un int&eacute;r&ecirc;t pour
elle. Et c'est &ccedil;a qui est compliqu&eacute; avec les filles. "</em><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; text-indent: 35.4pt; line-height: 150%;"><span style="font-family: Arial;">Les filles repr&eacute;sentent une &eacute;nigme.
Jusqu'o&ugrave; peuvent-elles aller ?<b> </b>Tandis qu'avec les gar&ccedil;ons une certaine
empathie peut s'instaurer dans des formes de communication non verbale, ici
valoris&eacute;e, avec les filles il n'en va pas de m&ecirc;me. La peur des attitudes de
s&eacute;duction conduit &agrave; la repr&eacute;sentation d'une relation potentiellement dangereuse<em>,</em> <em>"ambigu&euml;,"</em> voire <em>"malsaine"</em>. Le cadre semble
l&agrave;, moins par n&eacute;cessit&eacute; &eacute;ducative, pour prot&eacute;ger la jeune fille d'&eacute;ventuelles
prises de risques, que pour prot&eacute;ger l'&eacute;ducateur. Cependant, si chez les
gar&ccedil;ons, le non-dit est constitutif d'une compr&eacute;hension suppos&eacute;e se passer
ais&eacute;ment de paroles, avec les filles ne renforcerait-t-il pas l'imaginaire? <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoBodyText" style="line-height: 150%;"><span style="font-family: Arial;"><o:p>&nbsp;</o:p></span></p>
<p class="MsoBodyText" style="text-indent: 35.4pt; line-height: 150%;"><span style="font-family: Arial; font-weight: normal;">Ailleurs,
dans une autre &eacute;quipe une discussion s&rsquo;instaure apr&egrave;s la tenue de deux s&eacute;jours
successifs avec des gar&ccedil;ons. Qui accompagnera l&rsquo;&eacute;ducatrice dans celui qu&rsquo;elle
veut mettre en place avec des filles&nbsp;? Pour un des &eacute;ducateurs &laquo;&nbsp;<em>c&rsquo;est
impossible, c&rsquo;est trop de responsabilit&eacute;, par rapport</em></span><em><span style="font-family: Arial; font-weight: normal;"> aux sorties le soir, tout &ccedil;a (...)&rdquo; </span></em><span style="font-family: Arial; font-weight: normal;">Son coll&egrave;gue pourra dire le jour o&ugrave; il quitte le
service : <em>&ldquo;J&rsquo;avoue que moi aussi je ne
peux pas travailler avec des filles, c&rsquo;est vachement compliqu&eacute;, il faut faire
attention &agrave; tout, je peux le dire puisque je m&rsquo;en vais, j&rsquo;ai d&eacute;j&agrave; eu une
histoire, j&rsquo;ai &eacute;t&eacute; accus&eacute; d&rsquo;attouchements, moi &ccedil;a m&rsquo;a suffit, maintenant je
fais gaffe&rdquo;.</em></span><em><span style="font-family: Arial;"><span>&nbsp;&nbsp; </span></span></em><span style="font-family: Arial; font-weight: normal;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoBodyText" style="text-indent: 35.4pt; line-height: 150%;"><span style="font-size: 18pt; line-height: 150%; font-family: Arial;"><o:p>&nbsp;</o:p></span></p>
<p class="MsoBodyText" style="line-height: 150%;"><span style="font-family: Arial;">La
sexuation dans la rencontre des publics<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoBodyText" style="text-indent: 35.4pt; line-height: 150%;"><span style="font-family: Arial; font-weight: normal;">La grille d'analyse des rapports
sociaux d'Erving Goffman (Goffman, 1973), transpos&eacute;e au contenu des entretiens
d'enqu&ecirc;te, pr&ecirc;te un appui th&eacute;orique &agrave; l'analyse. Il met en &eacute;vidence un
paradoxe, entre l'approche &eacute;minemment artificielle d'<em>aller vers</em>, qui ne
signifie en rien que le contenu de la rencontre n'ait pas un caract&egrave;re
d'authenticit&eacute;, et une <em>pr&eacute;sentation de soi,</em> que les &eacute;ducateurs
s'efforcent de faire appara&icirc;tre <em>naturelle</em> et <em>spontan&eacute;e</em>, quand
aucun signe tangible, hormis leur discours, ne permet d'identifier leur <em>r&ocirc;le
social</em>. Pour travailler avec les filles les &eacute;ducateurs masculins ont avant
tout &agrave; prouver leur <em>innocuit&eacute; :</em></span><span style="font-family: Arial;"> </span><em><span style="font-family: Arial; font-weight: normal;">"il faut faire tomber la
garde de l'homme que je suis (&hellip;)" </span></em><span style="font-family: Arial; font-weight: normal;">Ce qui curieusement ne semble pas le cas des
&eacute;ducatrices avec les publics de gar&ccedil;ons. Celles-ci sont pourtant confront&eacute;es
aux jeux de s&eacute;duction ou de provocation. Une d&eacute;butante : <em>" (&hellip;) quand on
est deux femmes et qu'on se retrouve face &agrave; quinze hommes, euh, c'est pas
forc&eacute;ment &eacute;vident, (&hellip;)ils vous voient plus comme un objet sexuel que comme
&eacute;ducateur quoi. Pourtant je n'ai pas l'impression de me maquiller (&hellip;) mais on
sent m&ecirc;me en hiver avec un manteau qu'ils vous regardent de la t&ecirc;te aux pieds
(&hellip;)." </em>La r&eacute;alit&eacute; des situations &eacute;ducatives, rappellent aux
professionnels hommes et femmes qu'eux-m&ecirc;mes, leurs publics et leur travail
sont bel et bien travers&eacute;s par des r&eacute;alit&eacute;s sexuelles. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoBodyText" style="line-height: 150%;"><span style="font-family: Arial;"><o:p>&nbsp;</o:p></span></p>
<p class="MsoBodyText" style="line-height: 150%;"><span style="font-family: Arial;">Un
travail avec les filles initi&eacute; par les &eacute;ducatrices.</span><span style="font-family: Arial; font-weight: normal;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoBodyText" style="text-indent: 35.4pt; line-height: 150%;"><span style="font-family: Arial; font-weight: normal;">Chacun s'accorde &agrave; reconna&icirc;tre que
ce sont les &eacute;ducatrices qui initient, portent et d&eacute;veloppent principalement les
actions avec les filles. Un chef de service retra&ccedil;ant les tentatives d'une
premi&egrave;re &eacute;quipe compos&eacute;e exclusivement d'&eacute;ducateurs : "<em>Je dis que c'est
l'arriv&eacute;e des filles dans l'&eacute;quipe qui a fait en sorte que les filles arrivent.
(&hellip;) L'arriv&eacute;e des deux coll&egrave;gues femmes a permis de commencer un travail
d'accompagnement."</em> Du c&ocirc;t&eacute; des &eacute;ducatrices, deux situations r&eacute;v&egrave;lent
comment certaines, en g&eacute;n&eacute;ral &agrave; leur insu, s'organisent pour exclure leurs
coll&egrave;gues masculins et les pr&eacute;textes dont elles usent. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoBodyText" style="line-height: 150%;"><span style="font-family: Arial;"><o:p>&nbsp;</o:p></span></p>
<p class="MsoBodyText" style="line-height: 150%;"><span style="font-family: Arial;"><o:p>&nbsp;</o:p></span></p>
<p class="MsoBodyText" style="line-height: 150%;"><span style="font-family: Arial;"><o:p>&nbsp;</o:p></span></p>
<p class="MsoBodyText" style="line-height: 150%;"><span style="font-family: Arial;">L'appropriation
des filles par les &eacute;ducatrices</span><span style="font-family: Arial; font-weight: normal;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoBodyText" style="text-indent: 35.4pt; line-height: 150%;"><span style="font-family: Arial; font-weight: normal;">La mixit&eacute; professionnelle ne
conduit pas toujours &agrave; un fonctionnement partag&eacute;. Il arrive que des &eacute;ducatrices
fassent obstacle au partage des r&ocirc;les, et vice-versa. En freinant la bonne
volont&eacute; de leurs coll&egrave;gues masculins, elles ralentissent &agrave; leur insu le
d&eacute;veloppement du travail aupr&egrave;s des publics f&eacute;minins. Leurs coll&egrave;gues masculins
emp&ecirc;ch&eacute;s d'y prendre part, implicitement ou explicitement y renoncent. Un chef
de service et un &eacute;ducateur &agrave; ses d&eacute;couvrant la pr&eacute;vention sp&eacute;cialis&eacute;e
illustrent chacun &agrave; sa mani&egrave;re cette difficult&eacute;. L'un d'eux pr&eacute;sente la particularit&eacute;
de d&eacute;signer parfois les filles des pronoms "ils" et "eux" : </span><em><span style="font-family: Arial;">"</span></em><em><span style="font-family: Arial; font-weight: normal;">La difficult&eacute; d'accompagner une
jeune fille, quand on est un homme, vraiment, l&agrave; !!! l&agrave; ! je la ressens ici&hellip;
Parce qu'ailleurs, j'ai travaill&eacute;, j'ai accompagn&eacute; des jeunes filles, il y avait
pas de soucis, mais ici, (&hellip;)c'est difficile ! Tu verrais !!! (&hellip;)"</span></em><span style="font-family: Arial; font-weight: normal;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoBodyText" style="text-indent: 35.4pt; line-height: 150%;"><span style="font-family: Arial; font-weight: normal;">Comment les jeunes filles
seraient-elles &agrave; l'aise avec des &eacute;ducateurs lorsque les &eacute;ducatrices ne laissent
pas d'ouverture ? A un d&eacute;bat organis&eacute; avec gyn&eacute;cologue et PMI, &agrave; laquelle un chef
de service et un &eacute;ducateur souhaitent prendre part, leurs coll&egrave;gues f&eacute;minines
argumentent leur opposition par la timidit&eacute; et les appr&eacute;hensions des jeunes
filles. Le chef de service : <em>"je disais : &ccedil;a serait bien qu'on soit l&agrave;
mais j'ai pas envie de bloquer la parole, si vous trouvez que vous pouvez
parler quand je suis l&agrave;, moi je viens. (&hellip;) Apr&egrave;s,</em> <em>les &eacute;ducatrices elles
ont dit non. Elles ont dit que la parole ne va pas circuler (&hellip;)."</em> Les
entretiens r&eacute;v&egrave;lent plusieurs situations analogues, o&ugrave; des &eacute;ducatrices
argumentent et d&eacute;cident que tel ou tel projet avec des filles se fera entre
&eacute;ducatrices. L'une d'elles : <em>"Je leur ai demand&eacute; voil&agrave;, (&hellip;), vous avez
la possibilit&eacute; soit qu'on soit deux femmes &agrave; vous encadrer, soit une femme et
un homme, pour qu'il y ait mixit&eacute; ; et elles m'ont dit : on pr&eacute;f&egrave;rerait rester
entre filles, (&hellip;)</em> Son coll&egrave;gue travaillant avec elle en bin&ocirc;me, comprend au
fil de l'interview qu'il a fait taire son d&eacute;saccord sur l'argument du naturel :
<em>"Donc, naturellement on s'est dit (&hellip;) de toute mani&egrave;re ce sera plus
naturel qu'elle travaille sur les filles (&hellip;)" </em>Les repr&eacute;sentations et
les st&eacute;r&eacute;otypes de genre sont consensuels et partag&eacute;s par tous, hommes et
femmes. Ils participent de la construction de l'id&eacute;ologie de la nature (Erving
Goffman, 1973, pp.26-27). <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%;"><b><span style="font-size: 14pt; line-height: 150%; font-family: Arial;"><o:p>&nbsp;</o:p></span></b></p>
<p class="MsoBodyText" style="text-indent: 35.4pt; line-height: 150%;"><span style="font-family: Arial; font-weight: normal;">Dans le fonctionnent en bin&ocirc;me
mixte, &agrave; l'instar du couple conjugal, une relation idyllique, voire "<em>fusionnelle" </em>peut s'instaurer. Une &eacute;ducatrice d&eacute;crit en riant l'entente et <em>"la
complicit&eacute; de son bin&ocirc;me (&hellip;</em> <em>) parfois limite fusion. (&hellip;) </em>Le fonctionnement
en bin&ocirc;me, en particulier le bin&ocirc;me mixte,<span>&nbsp; </span>g&eacute;n&egrave;re des attentes id&eacute;alis&eacute;es et ses &eacute;cueils binaires, fusion et
admiration ou rupture de communication et fonctionnements <em>s&eacute;par&eacute;s</em>. Les
situations "<em>limite fusionnelle"</em>, r&eacute;v&egrave;lent une joie de
travailler <em>ensemble</em>, un resserrement des liens, une grande solidarit&eacute;,
un partage des informations, des publics et des r&ocirc;les. A l'inverse, lorsque la
communication ne parvient pas &agrave; s'&eacute;tablir entre les membres d'une &eacute;quipe,
bin&ocirc;me ou &eacute;quipe &eacute;largie,<span>&nbsp; </span>il va &ecirc;tre
question de faire avec, de faire semblant, de se supporter. Dans ce cas de
figure, les un(e)s vont se sentir exclu(e)s ou inint&eacute;ressant(e)s aux yeux
d'autrui, les autres vont rechercher de nouvelles alliances, d'autres
travailler seul(e)s, d'autres encore se d&eacute;mobiliser. En r&eacute;sum&eacute;, lorsque les
&eacute;quipes souffrent de non-dits, de tensions, de blocages et de clivages entre
genres, il en d&eacute;coule des modalit&eacute;s d'&eacute;changes et des niveaux de d&eacute;cision non
concert&eacute;s. La m&eacute;sentente entra&icirc;ne des attitudes d&eacute;fensives, elle renforce une
sp&eacute;cialisation de r&ocirc;les, une appropriation des publics ou des actions, au
d&eacute;triment de tous les publics concern&eacute;s et au d&eacute;triment d'actions partag&eacute;es.
L'accumulation de tensions non r&eacute;gl&eacute;es contribue &agrave; l'accaparement des publics
ou vient masquer les non-dits et l'&eacute;vitement de tensions d&eacute;sagr&eacute;ables, en
permettant aux acteurs de ne pas se d&eacute;valoriser. Ce qui permet de continuer &agrave;
travailler en apparence <em>ensemble </em>: en &eacute;quipe, mais <em>s&eacute;par&eacute;s</em> dans
la r&eacute;alit&eacute; : la pratique. Au terme de l'enqu&ecirc;te, rien n'indique en tout cas que
l'id&eacute;alisation de la mixit&eacute; recherch&eacute;e comme facteur d'&eacute;quilibre et de
compl&eacute;mentarit&eacute; des &eacute;quipes op&egrave;re dans le sens attendu. En revanche, il est
certain que la pr&eacute;sence d'une femme reste jusqu'&agrave; pr&eacute;sent le meilleur et le
seul garant que les publics f&eacute;minins soient pris en compte. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoBodyText" style="line-height: 150%;"><span style="font-family: Arial;"><o:p>&nbsp;</o:p></span></p>
<p class="MsoBodyText" style="line-height: 150%;"><span style="font-family: Arial;">Le
partage des r&ocirc;les : compl&eacute;mentarit&eacute; ou bi-cat&eacute;gorisation</span><span style="font-family: Arial; font-weight: normal;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoBodyText" style="text-indent: 35.4pt; line-height: 150%;"><span style="font-family: Arial; font-weight: normal;">Les &eacute;ducatrices ne con&ccedil;oivent pas
toutes une naturalisation de leur r&ocirc;le et une bi-cat&eacute;gorisation du travail. <em>"(&hellip;)
en tant qu'&eacute;ducatrice &ccedil;a m'a toujours d&eacute;rang&eacute;e, &eacute;tant une femme qu'on me dise
voil&agrave; il te faut travailler avec des femmes. On m&rsquo;a souvent propos&eacute; cette
piste. (&hellip;) et je trouve que tr&egrave;s souvent en pr&eacute;vention sp&eacute;cialis&eacute;e on a
tendance &agrave; mettre les gens dans des cases, (&hellip;)"</em> <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoBodyText" style="text-indent: 35.4pt; line-height: 150%;"><span style="font-family: Arial; font-weight: normal;">Dans l'impossibilit&eacute; de faire
bouger les r&ocirc;les, d&rsquo;autres &eacute;ducatrices choisissent une attitude radicale, tant
que leurs coll&egrave;gues masculins ne feront pas le choix de s'impliquer : plut&ocirc;t ne
rien entreprendre seules que de se laisser enfermer dans une repr&eacute;sentation r&eacute;ductrice
fond&eacute;e sur leur seule identit&eacute; sexu&eacute;e et celle du public sur le crit&egrave;re du <em>m&ecirc;me</em>.
L'actualit&eacute; des st&eacute;r&eacute;otypes de genre, leur r&eacute;p&eacute;tition, est donc un
&eacute;claircissement suppl&eacute;mentaire des processus d'appropriation des publics et de
sp&eacute;cialisation de r&ocirc;les. Peu questionn&eacute;es, ils vont de pair avec l'installation
de "routines". Identifi&eacute;es par les publics concern&eacute;s, celles-ci
alimentent &agrave; leur tour leurs propres repr&eacute;sentations, d&eacute;terminent, orientent ou
inhibent leurs demandes. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoBodyText" style="line-height: 150%;"><span style="font-family: Arial;"><o:p>&nbsp;</o:p></span></p>
<p class="MsoBodyText" style="line-height: 150%;"><span style="font-family: Arial;"><o:p>&nbsp;</o:p></span></p>
<p class="MsoBodyText" style="line-height: 150%;"><span style="font-family: Arial;"><o:p>&nbsp;</o:p></span></p>
<p class="MsoBodyText" style="line-height: 150%;"><span style="font-family: Arial;"><o:p>&nbsp;</o:p></span></p>
<p class="MsoBodyText" style="line-height: 150%;"><span style="font-family: Arial;">Le
machisme</span><span style="font-family: Arial; font-weight: normal;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoBodyText" style="text-indent: 35.4pt; line-height: 150%;"><span style="font-family: Arial; font-weight: normal;">Quatre hommes, &eacute;ducateurs ou en
poste hi&eacute;rarchique se d&eacute;clarent <em>"effar&eacute;s</em>" et <em>"choqu&eacute;s"</em> par les propos entendus lors d'une journ&eacute;e de formation-d&eacute;bat sur la th&eacute;matique
Masculin F&eacute;minin<a name="_ftnref7" href="#_ftn7"><span class="MsoFootnoteReference"><span><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size: 12pt; font-family: Arial;">[7]</span></span><!--[endif]--></span></span></a>.
L'effarement tient &agrave; l'effet de r&eacute;v&eacute;lation produit par l'expression massive, simultan&eacute;e,
collective, "<em>assum&eacute;e"</em>, <span>"r</span><em>evendiqu&eacute;e"</em>, de mani&egrave;re non feinte, de ce machisme &eacute;manant de
leurs coll&egrave;gues masculins, toutes fonctions confondues, rendue possible par la
technique de d&eacute;bats &eacute;tanches entre hommes et femmes. La <em>"toute petite
minorit&eacute;"</em> d'hommes dont ils font partie ne se reconna&icirc;t pas dans cette
v&eacute;rit&eacute; qui d&eacute;range. Deux &eacute;ducatrices interrogent les possibilit&eacute;s d'avancer en
&eacute;quipe et sur la question des publics f&eacute;minins. L'une d'elles : <em>"(&hellip;)
C'est vrai que sur ce quartier &ccedil;a a &eacute;t&eacute; tr&egrave;s dur d'arriver en tant que femme
(&hellip;) Ah non moi je me g&ecirc;ne pas, parce que de toute fa&ccedil;on c'est ce qu'on vit, et
&agrave; un moment donn&eacute; il faut en parler. (&hellip;) j'avais des r&eacute;flexions du genre :
toutes les fran&ccedil;aises sont des putes</em>, <em>(...) Mais bon c'&eacute;tait des conversations
informelles; ils me disaient comme &ccedil;a : nous on n'aime pas travailler avec des
femmes fran&ccedil;aises, de toute fa&ccedil;on c'est que des putes ; voil&agrave;, des
professionnels (&hellip;)" </em>Elle s'interroge dans<em> </em>un tel environnement
professionnel, sur les possibilit&eacute;s d'accorder un int&eacute;r&ecirc;t aux publics f&eacute;minins.
<em>"Effectivement si la femme est trait&eacute;e comme moi professionnelle j'ai
&eacute;t&eacute; trait&eacute;e, il est normal qu'elles ne se montrent pas quoi!"</em> Mais
r&eacute;v&eacute;ler qu'il existe des &eacute;ducateurs et des animateurs machistes serait une banalit&eacute;
sans proposition d'analyse. Le machisme ambiant &eacute;tant un des points explicatifs
des limites de la mixit&eacute; d'&eacute;quipe, mais pas le seul. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoBodyText" style="text-indent: 35.4pt; line-height: 150%;"><span style="font-family: Arial; font-weight: normal;"><o:p>&nbsp;</o:p></span></p>
<p class="MsoBodyText" style="text-indent: 35.4pt; line-height: 150%;"><span style="font-family: Arial; font-weight: normal;">La difficult&eacute; commence par
l'identification du probl&egrave;me, car machisme et sexisme sont li&eacute;s. Les d&eacute;noncer
sans preuve mat&eacute;rielle fait encourir en retour le risque de propos
discriminatoires. Ce qui explique en partie qu'ils soient si peu parl&eacute;s. Ils
s'expriment fr&eacute;quemment sous forme de blagues banalis&eacute;es, le plus souvent en
groupe lors de conversations informelles. Or le groupe inhibe les r&eacute;actions
individuelles. Enfin, le message le plus souvent indirect et en r&eacute;union
concerne d'autres personnes que celles qui l'entendent, ou au contraire, ne
vise aucune personne en particulier. Les attitudes paradoxales d&eacute;clench&eacute;es sont
avant tout d&eacute;fensives : rire et participation, on reste ensemble, ou : silence
et &eacute;vitement, on subit, on se tait. Dans les deux cas on se prot&egrave;ge. Le
machisme, lorsqu'il ne peut &ecirc;tre nomm&eacute;, fait obstruction &agrave; toute possibilit&eacute; de
r&eacute;flexion. Les accommodements qu'il entra&icirc;ne cachent des dysfonctionnements
profonds, masqu&eacute;s par des physionomies d'&eacute;quipe ordinaires, des attitudes de
"fa&ccedil;ades", collectives cette fois. </span><span style="font-family: Arial; font-weight: normal;" lang="NL">(Erving
Goffman, 1973, p.29). <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoBodyText" style="text-indent: 35.4pt; line-height: 150%;"><span style="font-family: Arial; font-weight: normal;">A l'extr&ecirc;me, les st&eacute;r&eacute;otypes de
genre, crois&eacute;s &agrave; des enjeux de pouvoir, d'appropriation, de domination et de
s&eacute;duction, peuvent aboutir &agrave; de v&eacute;ritables processus de d&eacute;pr&eacute;ciation
professionnelle et personnelle des personnes, entra&icirc;nant parfois, mais sans
jamais &ecirc;tre identifi&eacute;s comme tels, des attitudes de repli ou leur d&eacute;part. Au
quotidien, ils g&eacute;n&egrave;rent des jugements de valeur, freinent ou emp&ecirc;chent les
modes de coop&eacute;ration, annihilent r&eacute;flexion et libert&eacute; de parole. C'est en quoi,
indirectement, ils infl&eacute;chissent les pratiques et les r&eacute;sultats. "La
domination ne se marque pas seulement dans les discriminations ni les
comportements d&eacute;nonc&eacute;s comme sexistes, elle se lit dans l'ensemble des gestes
du quotidien, dans chaque situation o&ugrave; la diff&eacute;rence des sexes est mise en jeu,
<em>mise en sc&egrave;ne</em>, comme expression d'une nature." </span><span style="font-family: Arial; font-weight: normal;" lang="NL">(Erving
Goffman, 2002, p.30) .<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%;"><span style="font-size: 14pt; line-height: 150%; font-family: Arial;" lang="NL"><o:p>&nbsp;</o:p></span></p>
<p class="MsoBodyText" style="text-indent: 35.4pt; line-height: 150%;"><span style="font-family: Arial; font-weight: normal;">La lisibilit&eacute; des probl&eacute;matiques
f&eacute;minines passe aussi par ce filtre. C'est pourquoi la proposition de Daniel
Welzer-Lang selon laquelle <em>"Le travail social reproduit trop souvent
les sch&egrave;mes virils conformes &agrave; la domination masculine : les rapports de force
entre hommes , entre &eacute;ducateurs et jeunes, la n&eacute;gation des paroles et des
pr&eacute;occupations des filles, qui manifestent des sympt&ocirc;mes beaucoup moins
visibles que les gar&ccedil;ons."<a name="_ftnref8" href="#_ftn8"><span class="MsoFootnoteReference"><span><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoFootnoteReference"><b><span style="font-size: 12pt; font-family: Arial;">[8]</span></b></span><!--[endif]--></span></span></a></em> se confirme &ecirc;tre d'actualit&eacute;. Son invitation aux travailleurs sociaux de
s'interroger sur la sexuation du social s'av&egrave;re non seulement d'un grand
int&eacute;r&ecirc;t mais une priorit&eacute;. Une certitude se d&eacute;gage. Il ne suffit pas de
d&eacute;cr&eacute;ter la mixit&eacute; pour qu'elle aie lieu et a fortiori pour qu'elle soit
op&eacute;rante. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify; line-height: 150%;"><span style="font-size: 14pt; line-height: 150%; font-family: Arial;"><o:p>&nbsp;</o:p></span></p>
<p class="MsoBodyText" style="text-indent: 35.4pt; line-height: 150%;"><span style="font-family: Arial; font-weight: normal;">En conclusion, nous nous garderons
de g&eacute;n&eacute;raliser ces r&eacute;sultats, m&ecirc;me s'ils invitent &agrave; r&eacute;fl&eacute;chir &agrave; nos fonctions.
Il est temps d'accorder le primat &agrave; la fonction &eacute;ducative et de brouiller les
repr&eacute;sentations fond&eacute;es sur le sexe et la nature. Car les st&eacute;r&eacute;otypes de
genres, partag&eacute;s, donnent forme et contenu &agrave; nos perceptions, normalisent nos
jugements, nos &eacute;valuations, nos interpr&eacute;tations, nos attentes relatives aux
hommes et aux femmes. Ils guident nos comportements, contribuent &agrave; cr&eacute;er et &agrave;
hi&eacute;rarchiser les diff&eacute;rences entre les deux sexes. (Marie France Pichevin,
1995, pp.457-458). "Ce que le sociologue doit expliquer, ce n'est pas tant
le lien entre l'organisation sociale et les diff&eacute;rences naturelles entre les
sexes, diff&eacute;rences minimes et socialement peu significatives, mais la fa&ccedil;on
dont l'organisation sociale construit et r&eacute;affirme ce lien pour justifier des
diff&eacute;rences sociales, construites, entre les sexes." </span><span style="font-family: Arial; font-weight: normal;" lang="NL">(Erving
Goffman, 2002, p.26). </span><span style="font-family: Arial; font-weight: normal;">Car
"Hommes" et "femmes" sont de purs signifiants, qui ne se d&eacute;finissent
l'un par rapport &agrave; l'autre qu'en fonction des discours dans lesquels ils sont
pris. Dans cette compr&eacute;hension, un long chemin semble-t-il reste &agrave; faire,
urgent. </span><span style="font-size: 14pt; line-height: 150%; font-family: Arial; font-weight: normal;"><o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoBodyText" style="line-height: 150%;"><span style="font-family: Arial;"><o:p>&nbsp;</o:p></span></p>
<p class="MsoBodyText" style="line-height: 150%;"><span style="font-family: Arial;">Bibliographie<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoBodyText" style="line-height: 150%;"><span style="font-family: Arial; font-weight: normal;">Bozon M., Villeneuve-Gokalp C., (1994), <em>Passage &agrave; l'&acirc;ge
adulte,</em> Enqu&ecirc;te INED,<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoBodyText" style="line-height: 150%;"><span style="font-family: Arial; font-weight: normal;">Bozon M., "Les rapports entre hommes et femmes &agrave; la
lumi&egrave;re des grandes enqu&ecirc;tes quantitatives, in : <em>La place des femmes</em>,
Paris, La D&eacute;couverte.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoBodyText" style="line-height: 150%;"><span style="font-family: Arial; font-weight: normal;">Bourdieu P.,(1998), <em>La domination masculine, </em>Seuil.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoBodyText" style="line-height: 150%;"><span style="font-family: Arial; font-weight: normal;">Dubet F, Lapeyronnie D., (1992), Les quartiers d'exil,
Seuil.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoBodyText" style="line-height: 150%;"><span style="font-family: Arial; font-weight: normal;">Freud S., (1973),<em> Totem et tabou, </em>Petite
Biblioth&egrave;que Payot.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoBodyText" style="line-height: 150%;"><span style="font-family: Arial; font-weight: normal;">Goffman E.,(2002), <em>L'arrangement entre les sexes,</em> La
Dispute.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoBodyText" style="line-height: 150%;"><span style="font-family: Arial; font-weight: normal;">Goffman E., (1973),<em> La mise en sc&egrave;ne de la vie
quotidienne,</em> Editions de Minuit.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoBodyText" style="line-height: 150%;"><span style="font-family: Arial; font-weight: normal;">Kaufmann J.C., (1996), <em>L'entretien compr&eacute;hensif, </em>Sociologie
128, Coll Rep&egrave;res.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoBodyText" style="line-height: 150%;"><span style="font-family: Arial; font-weight: normal;">Kebabza H, Welzer-Lang D., "Jeunes filles et gar&ccedil;ons
des quartiers. Une approche de genre", Rapport r&eacute;alis&eacute; avec le soutien de
la D&eacute;l&eacute;gation Interminist&eacute;rielle &agrave; la Ville et la Mission de Recherche Droit et
Justice, Septembre 2003.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoBodyText" style="line-height: 150%;"><span style="font-family: Arial; font-weight: normal;">- La pr&eacute;vention sp&eacute;cialis&eacute;e enjeux actuels et strat&eacute;gies
d'action, Rapport du groupe de travail inter-institutionnel, Janvier 2004. <o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoBodyText" style="line-height: 150%;"><span style="font-family: Arial; font-weight: normal;">Leroux M., "Quand les filles ruent dans les
brancards", Rapport final, Observation par les &eacute;quipes de Pr&eacute;vention
Sp&eacute;cialis&eacute;e du D&eacute;partement des probl&eacute;matiques rencontr&eacute;es par leurs publics
f&eacute;minins, Novembre 2005.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoBodyText" style="line-height: 150%;"><span style="font-family: Arial; font-weight: normal;">Perrot M., (1998),<em> Les femmes ou le silence de
l'Histoire,</em> Flammarion.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoBodyText" style="line-height: 150%;"><span style="font-family: Arial; font-weight: normal;">Pichevin M.F, "De la discrimination sociale entre les
sexes aux automatismes psychologiques : serions-nous tous sexistes?" in : <em>La
place des femmes,</em> Paris, La D&eacute;couverte, 1995.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoBodyText" style="line-height: 150%;"><span style="font-family: Arial; font-weight: normal;">Quininal C and alls.,<em> </em>"Les jeunes filles
d'origine africaine en France Parcours scolaires, acc&egrave;s au travail et destin
social",<em> </em>in : <em>Migrations Etudes</em>, (D&eacute;cembre 1997).<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoBodyText" style="line-height: 150%;"><span style="font-family: Arial; font-weight: normal;">Ferrand M., (2004), <em>F&eacute;minin<span>&nbsp; </span>Masculin, </em>La D&eacute;couverte, Coll Rep&egrave;res.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoBodyText" style="line-height: 150%;"><span style="font-family: Arial; font-weight: normal;">Rouff K., "Mon corps est mon corps", "Le
planning familial, un lieu de parole pour les jeunes filles, in : <em>Lien
social,</em> n&deg; 645, 5 d&eacute;cembre 2002.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoBodyText" style="line-height: 150%;"><span style="font-family: Arial; font-weight: normal;">Roques M., "Mariages arrang&eacute;s, mariages forc&eacute;s"<em> </em>in : <em>Lien Social</em>, n&deg; 627, 27 juin 2002.<o:p></o:p></span></p>
<p class="MsoBodyText" style="line-height: 150%;"><span style="font-family: Arial; font-weight: normal;">Rubi S., (2005), <em>Les crapuleuses, ces adolescentes
d&eacute;viantes,</em> Paris, PUF.<o:p></o:p></span></p>
<h1 style="line-height: 150%;"><span style="font-family: Arial; font-weight: normal;">Welzer-Lang
D.," Il est difficile d'affirmer qu'il y a plus de viols collectifs
aujourd'hui que hier, in : <em>Lien social, </em>n&deg;645, 5 d&eacute;cembre 2002.<em><o:p></o:p></em></span></h1>
<p class="MsoBodyText" style="line-height: 150%;"><span lang="DE">.</span><span style="font-size: 20pt; line-height: 150%;" lang="DE"><o:p></o:p></span></p>
<div><!--[if !supportFootnotes]--><br /> 
<hr size="1" />
<!--[endif]-->
<div id="ftn1">
<p class="MsoFootnoteText"><a name="_ftn1" href="#_ftnref1"><span class="MsoFootnoteReference"><span><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">[1]</span></span><!--[endif]--></span></span></a> Freud Sigmund., <em>Totem
et Tabou</em>, Paris, (1973), Petite Biblioth&egrave;que Payot, p.29.</p>
</div>
<div id="ftn2">
<p class="MsoFootnoteText"><a name="_ftn2" href="#_ftnref2"><span class="MsoFootnoteReference"><span><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">[2]</span></span><!--[endif]--></span></span></a> <em>La pr&eacute;vention
sp&eacute;cialis&eacute;e enjeux actuels et strat&eacute;gies d'action</em>, Rapport du groupe de
travail inter-institutionnel sur la pr&eacute;vention sp&eacute;cialis&eacute;e, Janvier 2004.</p>
</div>
<div id="ftn3">
<p class="MsoBodyText" style="line-height: 150%;"><a name="_ftn3" href="#_ftnref3"><span class="MsoFootnoteReference"><span><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoFootnoteReference"><b><span style="font-size: 12pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">[3]</span></b></span><!--[endif]--></span></span></a> <span style="font-size: 10pt; line-height: 150%; font-weight: normal;">Tous les pr&eacute;noms sont des pr&eacute;noms d'emprunt.<o:p></o:p></span></p>
</div>
<div id="ftn4">
<p class="MsoFootnoteText" style="text-align: justify;"><a name="_ftn4" href="#_ftnref4"><span class="MsoFootnoteReference"><span><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">[4]</span></span><!--[endif]--></span></span></a> Kebabza. H., Welzer-Lang D., <em>"Jeunes filles et gar&ccedil;ons des
quartiers" Une approche des injonctions de genre</em>, Rapport r&eacute;alis&eacute; avec
le soutien de la D&eacute;l&eacute;gation Interminist&eacute;rielle &agrave; la Ville et la Mission de
Recherche Droit et Justice, Septembre 2003.</p>
</div>
<div id="ftn5">
<p class="MsoFootnoteText"><a name="_ftn5" href="#_ftnref5"><span class="MsoFootnoteReference"><span style="color: blue;"><span><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;; color: blue;">[5]</span></span><!--[endif]--></span></span></span></a><span style="color: blue;"> INED : Institut National des Etudes D&eacute;mographiques<o:p></o:p></span></p>
</div>
<div id="ftn6">
<p class="MsoFootnoteText"><a name="_ftn6" href="#_ftnref6"><span class="MsoFootnoteReference"><span><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">[6]</span></span><!--[endif]--></span></span></a> Enqu&ecirc;te command&eacute;e par
l'Observatoire des violences envers les femmes et le Conseil G&eacute;n&eacute;ral. R&eacute;alis&eacute;e
entre avril et d&eacute;cembre 2006 aupr&egrave;s de 1600 jeunes filles de 18 &agrave; 21 ans
vivant, travaillant ou &eacute;tudiant ,en Seine-Saint-Denis, il s'agit de la premi&egrave;re
&eacute;tude quantitative sur les comportements sexistes et les violences envers les
filles r&eacute;alis&eacute;e en France.</p>
</div>
<div id="ftn7">
<p class="MsoFootnoteText"><a name="_ftn7" href="#_ftnref7"><span class="MsoFootnoteReference"><span><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">[7]</span></span><!--[endif]--></span></span></a> Journ&eacute;e de formation-d&eacute;bat
du 15/11/2005, anim&eacute;e par Daniel Welzer-Lang et organis&eacute;e par le Bureau
Pr&eacute;vention et les directeurs d'associations pour les 9 associations de
pr&eacute;vention sp&eacute;cialis&eacute;e de Seine-Saint-Denis.</p>
</div>
<div id="ftn8">
<p class="MsoFootnoteText"><a name="_ftn8" href="#_ftnref8"><span class="MsoFootnoteReference"><span><!--[if !supportFootnotes]--><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-size: 10pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">[8]</span></span><!--[endif]--></span></span></a> Welzer-Lang D., <em>"Il
est difficile d'affirmer qu'il y a plus de viols collectifs aujourd'hui que
hier",</em> in : <em>Lien Social</em>, n&deg;645, 5 d&eacute;cembre 2002.</p>
<p class="MsoFootnoteText"><o:p>&nbsp;</o:p></p>
</div>
</div>]]></description>
        <pubDate>Sat, 24 May 2008 16:15:36 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">8b149b8e3368bf9fd1a56205a0e91542</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de DROUARD Hervé]]></title>
        <link>http://affuts.over-blog.com/article-7314743-6.html#comment24053088</link>        <description><![CDATA[<font size="3"><br /><br />Un <strong><font color="#008000"><em>appel &#224; candidatures </em></font></strong>pour le <font color="#800080"><strong>recrutement&#160;d'un&#160;</strong></font></font><font face="Abadi MT Condensed Light"><font size="3"><font color="#800080"><font color="#0000ff"><strong>FORMATEUR (H/F) pour formations AS/ES&#160;</strong></font></font><font color="#800080"><strong>par&#160;l'epss&#160;(Cergy - 95)</strong>,<strong>&#160;</strong></font>est&#160;en ligne sur<font color="#0000ff">&#160;</font></font><font size="3">le site internet de l'AFORTS&#160;<em><font size="2">(esp. adh&#233;rents - rubrique : &#233;chos des centres&#160;-&#160;offres d'emploi).</font></em></font></font>]]></description>
        <pubDate>Wed, 30 Jan 2008 16:43:07 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">f84a7ab62dd8af9dc3839e66e9f27ffe</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de DROUARD Hervé]]></title>
        <link>http://affuts.over-blog.com/article-7314743-6.html#comment24012554</link>        <description><![CDATA[<div align="justify"><font size="3"><font face="Abadi MT Condensed Light">Un <strong><font color="#008000"><em>appel &#224; candidatures </em></font></strong>pour le <font color="#800080"><strong>recrutement&#160;d'un&#160;</strong></font></font></font><font size="3"><font face="Abadi MT Condensed Light"><font color="#800080"><font color="#0000ff"><strong>FORMATEUR RESPONSABLE DE PROJETS (H/F)&#160;</strong></font></font><font color="#800080"><strong>par&#160;l'ETSUP&#160;(Paris 14&#232;me)</strong>,<strong>&#160;</strong></font>est&#160;en ligne sur<font color="#0000ff">&#160;</font>le site internet de l'AFORTS&#160;<em><font size="2">(esp. adh&#233;rents - rubrique : &#233;chos des centres&#160;-&#160;offres d'emploi).</font></em></font></font></div><div>&#160;</div>]]></description>
        <pubDate>Tue, 29 Jan 2008 09:27:37 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">553b11d6db3ae84834f453f6b8973ca8</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de DROUARD Hervé]]></title>
        <link>http://affuts.over-blog.com/article-7314743-6.html#comment23757998</link>        <description><![CDATA[l'abstract ci-dessus est un r&#233;sum&#233; de l'&#233;tude men&#233;e par Carole DANE &#224; la demande de l'ANAS et pour l'Observatoire de la pauvret&#233; et de l'exclusion; on peut discuter avec l'auteur en passant par l'affuts.]]></description>
        <pubDate>Sat, 19 Jan 2008 16:27:51 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">3a640e31c521fa9b25cbf3d7962b3572</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de DROUARD Hervé]]></title>
        <link>http://affuts.over-blog.com/article-7314743-6.html#comment23753412</link>        <description><![CDATA[<div align="center"><strong><u>L&#8217;USURE DES TRAVAILLEURS SOCIAUX FACE A </u></strong><strong><u>LA PAUVRETE</u></strong></div><div align="center"><strong><u>ET A L&#8217;EXCLUSION SOCIALE</u></strong></div><div align="center"><strong>&#160;</strong></div><div align="center"><strong><u>POINTS-CLE DEGAGES PAR LE SURVEY EUROPEEN</u></strong></div><div align="center"><strong>&#160;</strong></div><div><strong>&#160;</strong></div><div><strong>N.B. Rappelons que ce survey a &#233;t&#233; men&#233; &#224; travers deux axes d&#8217;investigation&#160;:</strong></div><div>&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160; - le rep&#233;rage et l&#8217;exploitation de la litt&#233;rature acad&#233;mique et professionnelle en Europe, &#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160; &#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160; se r&#233;f&#233;rant parfois aux travaux des chercheurs en Am&#233;rique du Nord&#160;;</div><div>&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160; - des questionnaires envoy&#233;s aux associations professionnelles de neuf pays &#160;&#160; &#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160; europ&#233;ens&#160;; des entretiens avec quelques repr&#233;sentants de ces associations et de &#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160; leurs f&#233;d&#233;rations internationales (1).</div><div>&#160;</div><div><strong>Sont pr&#233;sent&#233;s ici les points-cl&#233; issus du survey&#160;:</strong></div><div>&#160;</div><div>1) Le th&#233;matique de l&#8217;usure professionnelle renvoie &#224; des questions de soci&#233;t&#233;&#160;telles les &#160;rapports entre le social et l&#8217;&#233;conomique, les conditions de travail et de vie&#8230;</div><div>&#160;</div><div>2) Le travail social &#233;volue en lien avec les politiques publiques et l&#8217;augmentation des populations en difficult&#233; &#160;: personnes &#226;g&#233;es sans revenus suffisants pour une vie d&#233;cente, jeunes sans qualification et sans travail, immigr&#233;s sans papiers, familles monoparentales et enfants pauvres, foyers surendett&#233;s. &#160;&#160;</div><div>&#160;</div><div>3) L&#8217;expression <em>usure professionnelle</em> peut se traduire notamment par <em>job stress</em> et <em>burnout </em>en anglais, par<em> agotomiento</em> et <em>desgaste </em>en espagnol. Le mot&#160;<em>burnout</em>, d&#233;signant un &#233;tat d&#8217;&#233;puisement aigu, d&#251; &#224; un stress chronique, est utilis&#233; tel quel dans d&#8217;autres langues europ&#233;ennes et/ou il est traduit par d&#8217;autres mots, recouvrant un cumul de sympt&#244;mes.</div><div>&#160;</div><div>4) Le stress au travail est consid&#233;r&#233; comme un fl&#233;au de la modernit&#233; et un enjeu de sant&#233; publique, quel que soit le pays. Il peut conduire &#224; des souffrances psychiques et physiques, relevant, selon les cas, du domaine de la psychopathologie. Le <em>burnout</em> est un ph&#233;nom&#232;ne bien connu au sein des professions ayant de fortes composantes relationnelles.</div><div>&#160;</div><div>5) Le<em> job stress </em>et <em>burnout</em> existent incontestablement parmi les travailleurs sociaux des neuf pays europ&#233;ens o&#249; nous avons enqu&#234;t&#233; ; les r&#233;ponses des professionnels et de leurs associations &#224; nos interrogations, ainsi que l&#8217;int&#233;r&#234;t port&#233; &#224; ce survey par deux f&#233;d&#233;rations internationales, confirment, sans ambigu&#239;t&#233;, l&#8217;existence de ces ph&#233;nom&#232;nes ailleurs qu&#8217;en France.</div><div>&#160;</div><div>6) Il existe une litt&#233;rature acad&#233;mique et professionnelle cons&#233;quente en Europe sur la probl&#233;matique &#171; sant&#233; et travail&#160;&#187;, mais il n&#8217;est pas ais&#233; de trouver des publications centr&#233;es sur l&#8217;usure des travailleurs sociaux en g&#233;n&#233;ral et encore moins sur ceux confront&#233;s tout particuli&#232;rement &#224; la pauvret&#233;, m&#234;me en incluant d&#8217;autres pays et remontant au-del&#224; des cinq ann&#233;es initialement pr&#233;vues. Les questionnaires et entretiens t&#233;l&#233;phoniques ont permis d&#8217;enrichir les investigations.</div><div>&#160;</div><div>&#160;</div><div>&#160;</div><div><span style="font-size: 10pt">(1) </span><span style="font-size: 10pt">La F&#233;d&#233;ration</span><span style="font-size: 10pt"> internationale des travailleurs sociaux (FITS), l&#8217;Association internationale des &#233;ducateurs sociaux (AIEJI). Les&#160;pays auxquels ont &#233;t&#233; envoy&#233; des questionnaires&#160;: Allemagne, Autriche, </span><span style="font-size: 10pt">Dane</span><span style="font-size: 10pt">mark, Espagne, Grande Bretagne, Irlande, Italie, Portugal, Su&#232;de.</span></div><div>7) Les donn&#233;es recueillies tendent &#224; montrer que le stress au travail et l&#8217;usure qui en r&#233;sulte sont des probl&#233;matiques &#224; la fois individuelles et collectives, renvoyant aussi bien aux situations des personnes dans la soci&#233;t&#233; et au sein des institutions.</div><div>&#160;</div><div>8) L&#8217;usure observ&#233;e au sein de telle ou telle profession semble relever plut&#244;t d&#8217;une conjonction de facteurs que de param&#232;tres vraiment sp&#233;cifiques. Chez les &#160;travailleurs sociaux&#160;: conditions de travail, non reconnaissance, perte de sens, manque de soutien des institutions et des coll&#232;gues, politiques publiques avec un durcissement des r&#232;gles d&#8217;acc&#232;s aux droits et davantage de contr&#244;les&#8230;</div><div>Les r&#233;ponses des int&#233;ress&#233;s aux questionnaires mettent en avant les conditions de travail et la non reconnaissance comme principales explications de l&#8217;usure professionnelle.</div><div>&#160;</div><div>9) Chez les travailleurs sociaux confront&#233;s quotidiennement &#224; la pauvret&#233;, malgr&#233; le manque de donn&#233;es sp&#233;cifiques, on peut imaginer diverses r&#233;sonances &#233;motionnelles face &#224; un concentr&#233; de relations difficiles. Les t&#226;ches de contr&#244;le (des ch&#244;meurs, des b&#233;n&#233;ficiaires de revenus minima&#8230;) tendent &#224; creuser l&#8217;&#233;cart entre valeurs professionnelles et travail r&#233;el.</div><div>&#160;</div><div>10) Les &#171;&#160;nouvelles&#160;&#187; pratiques de management, avec g&#233;n&#233;ralement plus d&#8217;&#233;valuation, peuvent am&#233;liorer la vie au travail et/ou engendrer plus de bureaucratie, particuli&#232;rement r&#233;cus&#233;e par les professionnels. Les r&#233;ponses des travailleurs sociaux &#224; nos questionnaires indiquent, en grande majorit&#233;, une augmentation de leurs t&#226;ches administratives.</div><div>&#160;</div><div>11) Pour consolider des services sociaux de qualit&#233;, des principes de base :</div><div>&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160; &#160;- que les institutions traitent avec le m&#234;me respect, coh&#233;rence et transparence les &#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160; usagers et les &#233;quipes&#160;;</div><div>&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160; &#160;- que les organisations modifient leur gestion en apprenant des usagers et de leur &#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160; personnel en premi&#232;re ligne.</div><div>&#160;</div><div>12) Les associations professionnelles r&#233;agissent plus ou moins face aux ph&#233;nom&#232;nes de <em>job stress</em> et <em>burnout</em>, organisant par exemple des journ&#233;es de sensibilisation et offrant des services de conseil et de soutien &#224; leurs membres&#8230;.Toutefois, leurs activit&#233;s visent prioritairement &#224; renforcer la professionnalit&#233; dans un monde en mutation.</div><div>&#160;</div><div>13) Le besoin d&#8217;espaces d&#8217;&#233;change et de paroles, parfois d&#8217;aide psychologique, &#224; l&#8217;int&#233;rieur et/ou &#224; l&#8217;ext&#233;rieur des services, ressort nettement.</div><div>&#160;</div><div>14) De nombreux instruments pour la pr&#233;vention du burnout existent. Le plus connu sur le plan international est le Maslach Burnout Inventory (du nom d&#8217;une psychologue am&#233;ricaine). Il s&#8217;ag&#238;t d&#8217;un outil de 26 questions qui mesurent l&#8217;&#233;puisement &#233;motionnel, la d&#233;shumanisation de la relation &#224; l&#8217;autre, le sentiment d&#8217;incomp&#233;tence. Toutefois, de tels instruments ne semblent pas utilis&#233;s au sein des &#233;quipes de travailleurs sociaux.</div><div>&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160;&#160; __________________________</div><div>&#160;</div><div>En d&#233;finitive, le survey ne permet pas de dire si les ph&#233;nom&#232;nes d&#8217;usure sont plus aigus ou non dans d&#8217;autres pays qu&#8217;en France. Mais le terme &#171;&#160;crise du travail social&#160;&#187; n&#8217;a pas &#233;t&#233; trouv&#233; ailleurs ; on ne peut donc pas exclure des sp&#233;cificit&#233;s fran&#231;aises.</div><div>Les vraies souffrances, lorsqu&#8217;elles existent, refl&#232;tent le malaise r&#233;current du travail social, sans doute exacerb&#233; aujourd&#8217;hui par la rapidit&#233; des &#233;volutions de l&#8217;Etat social et du monde du travail. Sur ces points, on peut penser que les ressemblances entre les pays europ&#233;ens priment sur les diff&#233;rences.</div><div>&#160;</div>]]></description>
        <pubDate>Sat, 19 Jan 2008 12:41:56 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">a1a49f3647b4446d5128cccdd00b771b</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de DROUARD Hervé]]></title>
        <link>http://affuts.over-blog.com/article-7314743-6.html#comment23751988</link>        <description><![CDATA[parution de la th&#232;se de Emmanuel GRATTON, directeur de l'enso angers "l'homoparentatlit&#233; au masculin, le d&#233;sir d'enfant contre l'ordre social", 2008, PUF]]></description>
        <pubDate>Sat, 19 Jan 2008 11:38:04 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">34bb1d7c009fdf3c77a620e6cc59422d</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de DROUARD HervÃÂÃÂ©]]></title>
        <link>http://affuts.over-blog.com/article-7314743-6.html#comment12868191</link>        <description><![CDATA[<p class="MsoFootnoteText" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: center" align="center"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="FONT-SIZE: 50pt; FONT-FAMILY: &quot;Bradley Hand ITC&quot;; mso-bidi-font-size: 12.0pt">AFFUTS</span></strong><strong style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="FONT-SIZE: 50pt; FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;; mso-bidi-font-size: 12.0pt"><br />
<p>&nbsp;</p><br />
</span></strong></p><br />
<div style="BORDER-RIGHT: windowtext 1pt solid; PADDING-RIGHT: 27pt; BORDER-TOP: windowtext 1pt solid; PADDING-LEFT: 19pt; PADDING-BOTTOM: 8pt; MARGIN-LEFT: -9pt; BORDER-LEFT: windowtext 1pt solid; MARGIN-RIGHT: -14.4pt; PADDING-TOP: 1pt; BORDER-BOTTOM: windowtext 1pt solid; mso-border-alt: solid windowtext .5pt"><br />
<p class="MsoFootnoteText" style="BORDER-RIGHT: medium none; PADDING-RIGHT: 0cm; BORDER-TOP: medium none; PADDING-LEFT: 0cm; PADDING-BOTTOM: 0cm; MARGIN: 0cm 0cm 0pt; BORDER-LEFT: medium none; PADDING-TOP: 0cm; BORDER-BOTTOM: medium none; TEXT-ALIGN: center; mso-border-alt: solid windowtext .5pt; mso-padding-alt: 1.0pt 27.0pt 8.0pt 19.0pt" align="center"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="FONT-SIZE: 8pt; FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;; mso-bidi-font-size: 12.0pt"><br />
<p>&nbsp;</p><br />
</span></strong></p><br />
<p class="MsoFootnoteText" style="BORDER-RIGHT: medium none; PADDING-RIGHT: 0cm; BORDER-TOP: medium none; PADDING-LEFT: 0cm; PADDING-BOTTOM: 0cm; MARGIN: 0cm 0cm 0pt; BORDER-LEFT: medium none; PADDING-TOP: 0cm; BORDER-BOTTOM: medium none; TEXT-ALIGN: center; mso-border-alt: solid windowtext .5pt; mso-padding-alt: 1.0pt 27.0pt 8.0pt 19.0pt" align="center"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal"><em style="mso-bidi-font-style: normal"><span style="FONT-SIZE: 11pt; FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;; mso-bidi-font-size: 12.0pt">JOURNEE DE VALORISATION DE LA RECHERCHE<br />
<p>&nbsp;</p><br />
</span></em></strong></p><br />
<p class="MsoFootnoteText" style="BORDER-RIGHT: medium none; PADDING-RIGHT: 0cm; BORDER-TOP: medium none; PADDING-LEFT: 0cm; PADDING-BOTTOM: 0cm; MARGIN: 0cm 0cm 0pt; BORDER-LEFT: medium none; PADDING-TOP: 0cm; BORDER-BOTTOM: medium none; TEXT-ALIGN: center; mso-border-alt: solid windowtext .5pt; mso-padding-alt: 1.0pt 27.0pt 8.0pt 19.0pt" align="center"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="FONT-SIZE: 12pt; FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;">&laquo;La formalisation de &laquo;&nbsp;savoirs professionnels&nbsp;&raquo;, expression d&rsquo;une culture professionnelle&nbsp;:<br />
<p>&nbsp;</p><br />
</span></strong></p><br />
<p class="MsoFootnoteText" style="BORDER-RIGHT: medium none; PADDING-RIGHT: 0cm; BORDER-TOP: medium none; PADDING-LEFT: 0cm; PADDING-BOTTOM: 0cm; MARGIN: 0cm 0cm 0pt; BORDER-LEFT: medium none; PADDING-TOP: 0cm; BORDER-BOTTOM: medium none; TEXT-ALIGN: center; mso-border-alt: solid windowtext .5pt; mso-padding-alt: 1.0pt 27.0pt 8.0pt 19.0pt" align="center"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="FONT-SIZE: 12pt; FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;">le cas du &laquo;&nbsp;travail social&nbsp;&raquo; &raquo;<br />
<p>&nbsp;</p><br />
</span></strong></p><br />
<p class="MsoFootnoteText" style="BORDER-RIGHT: medium none; PADDING-RIGHT: 0cm; BORDER-TOP: medium none; PADDING-LEFT: 0cm; PADDING-BOTTOM: 0cm; MARGIN: 0cm 0cm 0pt; BORDER-LEFT: medium none; PADDING-TOP: 0cm; BORDER-BOTTOM: medium none; TEXT-ALIGN: center; mso-border-alt: solid windowtext .5pt; mso-padding-alt: 1.0pt 27.0pt 8.0pt 19.0pt" align="center"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="FONT-SIZE: 8pt; FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;; mso-bidi-font-size: 12.0pt"><br />
<p>&nbsp;</p><br />
</span></strong></p><br />
</div><br />
<p class="MsoFootnoteText" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><span style="FONT-SIZE: 11pt; FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;; mso-bidi-font-size: 12.0pt"><br />
<p>&nbsp;</p><br />
</span></p><br />
<p class="MsoFootnoteText" style="MARGIN: 6pt 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%; TEXT-ALIGN: justify"><span style="FONT-SIZE: 11pt; LINE-HEIGHT: 150%; FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;; mso-bidi-font-size: 12.0pt">Dans le cadre de son activit&eacute; de promotion de la recherche dans le champ social, nous avons le plaisir de vous convier le <strong style="mso-bidi-font-weight: normal">samedi 26 janvier 2008, &agrave; l&rsquo;AFORTS, &agrave; partir de 9 h 30 </strong>autour du travail de th&egrave;se d&rsquo;Eliane LEPLAY&nbsp;:<strong style="mso-bidi-font-weight: normal">La formalisation de &laquo;&nbsp;savoirs professionnels&nbsp;&raquo;, expression d&rsquo;une culture professionnelle&nbsp;: le cas du &laquo;&nbsp;travail social&nbsp;&raquo;.<br />
<p>&nbsp;</p><br />
</strong></span></p><br />
<p class="MsoBodyText" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt 27pt; TEXT-ALIGN: justify"><span style="FONT-WEIGHT: normal; FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;"><font size="2">La question qui est au c&oelig;ur de tout processus de professionnalisation est, &eacute;videmment, celle des rapports entre les comp&eacute;tences<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>souhait&eacute;es, et tout ce qui est susceptible d&rsquo;y contribuer,<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>c&rsquo;est - &agrave;- dire notamment l&rsquo; exp&eacute;rience, les valeurs et les savoirs. Mais<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>quels types de rapports relient ou ne relient pas<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>ces trois types de composantes de la culture professionnelle&nbsp;?<br />
<p>&nbsp;</p><br />
</font></span></p><br />
<p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt 27pt; TEXT-ALIGN: justify"><span style="FONT-SIZE: 10pt; COLOR: black; mso-bidi-font-size: 12.0pt"><font face="Times New Roman">Autrement dit<strong style="mso-bidi-font-weight: normal"> </strong>la question des savoirs, celle de leurs objets, de leurs origines, de leurs modes de construction, de validation<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>et de transmission, dans le champ du travail social nous para&icirc;t<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>&ecirc;tre l&rsquo; enjeu central, dans la probl&eacute;matique g&eacute;n&eacute;rale de la<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>professionnalisation.<br />
<p>&nbsp;</p><br />
</font></span></p><br />
<p class="texte" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt 27pt; TEXT-INDENT: 0cm; LINE-HEIGHT: normal"><span style="COLOR: black; FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;"><font size="2">L&rsquo;hypoth&egrave;se centrale de cette recherche, qui englobe toutes les autres, est la suivante&nbsp;: Pour agir, les travailleurs<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>sociaux se r&eacute;f&egrave;rent tout &agrave; la fois &agrave; leur exp&eacute;rience, individuelle et collective, &agrave; des valeurs et &agrave; des savoirs appris ; les &laquo;&nbsp;savoirs professionnels&nbsp;&raquo; sont des organisations conceptuelles, qui expriment leurs mani&egrave;res de mettre en coh&eacute;rence<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>l&rsquo;ensemble de ces r&eacute;f&eacute;rences h&eacute;t&eacute;rog&egrave;nes, dans les pratiques et dans l&rsquo;enseignement&nbsp;; &agrave; ce titre, ils sont l&rsquo;expression d&rsquo;une &laquo;&nbsp;culture professionnelle&nbsp;&raquo;.<br />
<p>&nbsp;</p><br />
</font></span></p><br />
<p class="MsoBodyText2" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt 27pt; LINE-HEIGHT: normal"><span style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;; mso-bidi-font-size: 12.0pt">Le dispositif m&eacute;thodologique a &eacute;t&eacute; con&ccedil;u pour permettre &agrave; des professionnels formateurs consid&eacute;r&eacute;s comme experts<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>de dire ce qu&rsquo;ils consid&egrave;rent comme &laquo;&nbsp;professionnel&nbsp;&raquo; dans des traces d&rsquo;activit&eacute; r&eacute;elle qui leur ont &eacute;t&eacute; soumises. Il s&rsquo;agissait , en l&rsquo;occurrence, de quatre entretiens enregistr&eacute;s d&rsquo;assistantes sociales effectuant une premi&egrave;re visite &agrave; domicile chez des personnes &acirc;g&eacute;es.<br />
<p>&nbsp;</p><br />
</span></p><br />
<p class="MsoBodyText2" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt 27pt; LINE-HEIGHT: normal"><span style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;; mso-bidi-font-size: 12.0pt">Les quatre m&ecirc;mes traces d&rsquo;activit&eacute; ont &eacute;t&eacute; soumises &agrave; quatre formateurs experts diff&eacute;rents en leur posant la m&ecirc;me question&nbsp;: &laquo;&nbsp; <em style="mso-bidi-font-style: normal">qu&rsquo;est- ce qui, selon vous, est professionnel dans cette trace d&rsquo;activit&eacute;</em>&nbsp;? &raquo;&nbsp;; les<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>r&eacute;ponses enregistr&eacute;es &agrave; cette question, ont &eacute;t&eacute;<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>analys&eacute;es et compar&eacute;es.<br />
<p>&nbsp;</p><br />
</span></p><br />
<p class="MsoBodyTextIndent" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt 27pt; LINE-HEIGHT: normal"><span style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;; mso-bidi-font-size: 12.0pt">Les r&eacute;sultats font appara&icirc;tre que les formateurs experts expriment des jugements de comp&eacute;tence dans la situation singuli&egrave;re&nbsp;<strong style="mso-bidi-font-weight: normal">&nbsp;</strong>et<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>&agrave; cette<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>occasion, ils &eacute;noncent des g&eacute;n&eacute;ralisations relatives &agrave; la conduite de cette activit&eacute; professionnelle. En r&eacute;f&eacute;rence &agrave; une d&eacute;finition de d&eacute;signation, pr&eacute;alablement construite, nous avons qualifi&eacute; ces g&eacute;n&eacute;ralisations de &laquo;&nbsp;savoirs professionnels&nbsp;&raquo;.<br />
<p>&nbsp;</p><br />
</span></p><br />
<p class="MsoBodyTextIndent" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt 27pt; LINE-HEIGHT: normal; tab-stops: 126.0pt"><span style="FONT-SIZE: 10pt; FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;; mso-bidi-font-size: 12.0pt">Ces &laquo;&nbsp;savoirs professionnels&nbsp;&raquo; ainsi formalis&eacute;s ont, dans l&rsquo;&eacute;nonc&eacute;, une fonction de r&eacute;f&eacute;rents des jugements de comp&eacute;tence auxquels ils sont associ&eacute;s.<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>Les<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>grandes convergences dans la forme et dans la signification des &eacute;nonc&eacute;s expriment<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>de fait une<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>&laquo;&nbsp;culture d&rsquo;activit&eacute; professionnelle&nbsp;&raquo; commune. Ces &eacute;nonc&eacute;s expriment et argumentent de mani&egrave;re consensuelle, des conditions jug&eacute;es n&eacute;cessaires &agrave; la r&eacute;ussite de l&rsquo;activit&eacute;, dans une classe de situations&nbsp;; ils<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp; </span>expriment ainsi des m&ecirc;mes mani&egrave;res d&rsquo;agir et de penser l&rsquo;agir professionnel dans une m&ecirc;me classe de situations. Ils peuvent, &ecirc;tre consid&eacute;r&eacute;s comme des conceptualisations organisatrices de l&rsquo;activit&eacute;.<br />
<p>&nbsp;</p><br />
</span></p><br />
<p class="MsoBodyText2" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"><span style="FONT-SIZE: 10pt; LINE-HEIGHT: 150%; mso-bidi-font-size: 12.0pt"><br />
<p>&nbsp;</p><br />
</span></p><br />
<p class="MsoFootnoteText" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; LINE-HEIGHT: 150%; TEXT-ALIGN: justify"><span style="FONT-SIZE: 11pt; LINE-HEIGHT: 150%; FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;; mso-bidi-font-size: 12.0pt">Le d&eacute;bat sera anim&eacute; par<strong style="mso-bidi-font-weight: normal"> Herv&eacute; DROUARD, docteur en sociologie, fondateur de l&rsquo;AFFUTS</strong>. Le d&eacute;bat sera suivi &agrave; 12 H 00 par un pot.<br />
<p>&nbsp;</p><br />
</span></p><br />
<p class="MsoFootnoteText" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><span style="FONT-SIZE: 5pt; FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;; mso-bidi-font-size: 12.0pt"><br />
<p>&nbsp;</p><br />
</span></p><br />
<p class="MsoFootnoteText" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"><span style="FONT-SIZE: 5pt; FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;; mso-bidi-font-size: 12.0pt"><br />
<p>&nbsp;</p><br />
</span></p><br />
<div style="BORDER-RIGHT: windowtext 1pt solid; PADDING-RIGHT: 4pt; BORDER-TOP: windowtext 1pt solid; PADDING-LEFT: 4pt; PADDING-BOTTOM: 1pt; MARGIN-LEFT: 76.55pt; BORDER-LEFT: windowtext 1pt solid; MARGIN-RIGHT: 76.55pt; PADDING-TOP: 1pt; BORDER-BOTTOM: windowtext 1pt solid; mso-border-alt: solid windowtext .5pt"><br />
<p class="MsoFootnoteText" style="BORDER-RIGHT: medium none; PADDING-RIGHT: 0cm; BORDER-TOP: medium none; PADDING-LEFT: 0cm; PADDING-BOTTOM: 0cm; MARGIN: 0cm 0cm 0pt; BORDER-LEFT: medium none; PADDING-TOP: 0cm; BORDER-BOTTOM: medium none; TEXT-ALIGN: center; mso-border-alt: solid windowtext .5pt; mso-padding-alt: 1.0pt 4.0pt 1.0pt 4.0pt" align="center"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="FONT-SIZE: 11pt; FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;; mso-bidi-font-size: 12.0pt">Nous aurons donc le plaisir de vous accueillir autour d&rsquo;un caf&eacute;<br />
<p>&nbsp;</p><br />
</span></strong></p><br />
<p class="MsoFootnoteText" style="BORDER-RIGHT: medium none; PADDING-RIGHT: 0cm; BORDER-TOP: medium none; PADDING-LEFT: 0cm; PADDING-BOTTOM: 0cm; MARGIN: 0cm 0cm 0pt; BORDER-LEFT: medium none; PADDING-TOP: 0cm; BORDER-BOTTOM: medium none; TEXT-ALIGN: center; mso-border-alt: solid windowtext .5pt; mso-padding-alt: 1.0pt 4.0pt 1.0pt 4.0pt" align="center"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="FONT-SIZE: 11pt; FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;; mso-bidi-font-size: 12.0pt">Le samedi 26 janvier 2008 dans les locaux de l&rsquo;AFORTS<br />
<p>&nbsp;</p><br />
</span></strong></p><br />
<p class="MsoFootnoteText" style="BORDER-RIGHT: medium none; PADDING-RIGHT: 0cm; BORDER-TOP: medium none; PADDING-LEFT: 0cm; PADDING-BOTTOM: 0cm; MARGIN: 0cm 0cm 0pt; BORDER-LEFT: medium none; PADDING-TOP: 0cm; BORDER-BOTTOM: medium none; TEXT-ALIGN: center; mso-border-alt: solid windowtext .5pt; mso-padding-alt: 1.0pt 4.0pt 1.0pt 4.0pt" align="center"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="FONT-SIZE: 11pt; FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;; mso-bidi-font-size: 12.0pt">1, cit&eacute; Berg&egrave;re, 75009 PARIS<br />
<p>&nbsp;</p><br />
</span></strong></p><br />
<p class="MsoFootnoteText" style="BORDER-RIGHT: medium none; PADDING-RIGHT: 0cm; BORDER-TOP: medium none; PADDING-LEFT: 0cm; PADDING-BOTTOM: 0cm; MARGIN: 0cm 0cm 0pt; BORDER-LEFT: medium none; PADDING-TOP: 0cm; BORDER-BOTTOM: medium none; TEXT-ALIGN: center; mso-border-alt: solid windowtext .5pt; mso-padding-alt: 1.0pt 4.0pt 1.0pt 4.0pt" align="center"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="FONT-SIZE: 11pt; FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;; mso-bidi-font-size: 12.0pt">M&eacute;tro&nbsp;: Grands Boulevards<br />
<p>&nbsp;</p><br />
</span></strong></p><br />
<p class="MsoFootnoteText" style="BORDER-RIGHT: medium none; PADDING-RIGHT: 0cm; BORDER-TOP: medium none; PADDING-LEFT: 0cm; PADDING-BOTTOM: 0cm; MARGIN: 0cm 0cm 0pt; BORDER-LEFT: medium none; PADDING-TOP: 0cm; BORDER-BOTTOM: medium none; TEXT-ALIGN: center; mso-border-alt: solid windowtext .5pt; mso-padding-alt: 1.0pt 4.0pt 1.0pt 4.0pt" align="center"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="FONT-SIZE: 11pt; FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;; mso-bidi-font-size: 12.0pt">9 h 30&nbsp;: accueil<br />
<p>&nbsp;</p><br />
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<p class="MsoFootnoteText" style="BORDER-RIGHT: medium none; PADDING-RIGHT: 0cm; BORDER-TOP: medium none; PADDING-LEFT: 0cm; PADDING-BOTTOM: 0cm; MARGIN: 0cm 0cm 0pt; BORDER-LEFT: medium none; PADDING-TOP: 0cm; BORDER-BOTTOM: medium none; TEXT-ALIGN: center; mso-border-alt: solid windowtext .5pt; mso-padding-alt: 1.0pt 4.0pt 1.0pt 4.0pt" align="center"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal"><span style="FONT-SIZE: 11pt; FONT-FAMILY: &quot;Times New Roman&quot;; mso-bidi-font-size: 12.0pt">10 h 00 &agrave; 12 h 00&nbsp;: conf&eacute;rence et d&eacute;bat<br />
<p>&nbsp;</p><br />
</span></strong></p><br />
</div>]]></description>
        <pubDate>Tue, 25 Dec 2007 09:43:21 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">a450b0e4b5ebfe32c5028c7d6f61b420</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de drouard]]></title>
        <link>http://affuts.over-blog.com/article-4899371-6.html#comment8779451</link>        <description><![CDATA[je ne vois pas beaucoup de commentaires arriver...pourtant c'est simple; Marina est-elle toujours en difficult&eacute; pour entrer sur le site ? Herv&eacute;]]></description>
        <pubDate>Fri, 12 Jan 2007 13:17:04 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">1e071fa287001f5097d43f184f663065</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Drouard HervÃÂ©]]></title>
        <link>http://affuts.over-blog.com/article-4899371-6.html#comment8180920</link>        <description><![CDATA[les prochaines journ&eacute;es de valo 2007 sont &agrave; la fin du troph&eacute;e 28; il faudra les reporter dans la rubrique &quot;journ&eacute;es de valo&quot; d&egrave;s qu'on aura les infos.]]></description>
        <pubDate>Thu, 14 Dec 2006 19:05:49 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">34f68f00316499cddc855fcff74db9c5</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Drouard]]></title>
        <link>http://affuts.over-blog.com/article-4899371-6.html#comment8180829</link>        <description><![CDATA[je fais un essai apr&egrave;s les remaniements faits gracieusement par Marine Drouard; je propose la m&eacute;daille de la bonne volont&eacute;]]></description>
        <pubDate>Thu, 14 Dec 2006 19:02:09 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">6e8a89882da579b5fb52e25a133fb54b</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Drouard]]></title>
        <link>http://affuts.over-blog.com/article-4899235-6.html#comment10835200</link>        <description><![CDATA[Bravo et &agrave; bient&ocirc;t le troph&eacute;e n&deg;29 en pr&eacute;paration. Herv&eacute; Drouard]]></description>
        <pubDate>Sun, 08 Apr 2007 10:20:08 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">62cb359ed307f241ab573b2e7a69f9f6</guid>
                                            </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de Marine]]></title>
        <link>http://affuts.over-blog.com/article-4899235-6.html#comment10804585</link>        <description><![CDATA[<p>Bonjour &agrave; tous et &agrave; toutes,</p><br />
<p>apr&egrave;s une longue absence suite &agrave; un probl&egrave;me d'acc&egrave;s au site de l'affuts (probl&egrave;me de logiciel), je suis heureuse de pouvoir de nouveau communiquer sur le forum...</p><br />
<p>Je reviendrai sur le forum discussion avec quelques infos sur les prochains colloques !!!</p><br />
<p>Marina</p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 06 Apr 2007 14:18:11 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">43fd02a589b86442829f838d17a24012</guid>
                                            </item>
  
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